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BAL : Le bilan d’une première historique, équipe par équipe (1/2)

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BAL : Le bilan d’une première historique équipe par équipe (1/2)
Photo NBA

BAL – Après une quinzaine de jours de compétition, la première Basketball Africa League de l’histoire a rendu son verdict avec le sacre du Zamalek. Retour sur les prestations des douze équipes à avoir pris part à cette mouture. Première partie avec celles qui peuvent avoir un sentiment de satisfaction en repartant de Kigali.

Le Zamalek et l’US Monastir ont dominé leur sujet

Difficile de ne pas commencer par l’équipe sacrée. Dans les pas du MVP de la compétition, Walter Hodge (15.5 points), le Zamalek a effectué le parcours parfait en remportant ses six rencontres. Malgré le report d’un match qui l’a obligée à disputer quatre rencontres en sept jours lors de la deuxième semaine, l’équipe égyptienne a été intraitable en remportant ses six rencontres par plus de dix points d’écart. Le calendrier leur a été favorable jusqu’en quarts de finale, mais ils ont su prouver leur supériorité en se débarrassant de deux grosses écuries de cette mouture en demi-finale, puis en finale : les Petroleos et l’US Monastir. Derrière Hodge, l’équipe s’est montrée très homogène en pouvant compter sur un Michael Fakuade (11,3 points) très important, mais aussi sur Anas Mahmoud, vainqueur du Trophée Dikembe Mutombo récompensant le meilleur défenseur. Vingt-neuf ans après son unique titre de champion d’Afrique, le Zamalek marque donc l’histoire.

Ils auraient pu devenir la première équipe tunisienne à décrocher le Graal, mais malheureusement il leur a manqué dix minutes en finale. L’US Monastir a effectué un parcours remarquable. Véritable rouleau compresseur, l’équipe tunisienne a écrasé tous ses adversaires avant de buter sur le Zamalek. Sa victoire 87-46 face aux Patriots dans le dernier carré restera sans doute comme la plus marquante. Ils avaient toute les armes pour aller au bout avec un collectif très homogène dont le danger pouvait venir de plusieurs joueurs. Ils sont en effet cinq à terminer avec plus de 10 points de moyenne (Wael Arakji, Marcus Crawford, Makrem Ben Romdhane, Omar Abada, Radhouane Slimane). Malgré tout, l’USM peut être fière de son parcours, et poursuit sa progression après avoir fini troisième de l’ancienne Ligue des Champions en 2017.

Les Patriots et le FAP laissent une belle impression

À domicile, les Patriots peuvent être satisfaits de leur parcours. Sortis de poules avec une seule défaite face à l’US Monastir, les Rwandais se sont accrochés pour arracher une place dans le dernier carré en sortant le Ferroviario. Ensuite, ils ont totalement craqué en se faisant désosser une nouvelle fois par l’US Monastir en demi-finale (46-87), avant de subir la loi des Petroleos dans la petite finale (68-97). Si la présence du rappeur J Cole a tiré la couverture en phase de poules, l’équipe rwandaise a montré qu’elle avait du talent, portée par son duo d’extérieurs Kenneth GasanaDieudonne Ndizeye. Les deux joueurs ont tenu la baraque alors que l’Américain Brandon Costner, très solide lors des deux premières rencontres, a baissé de niveau au fil des matchs. Le Rwanda mise beaucoup sur le sport, à l’image du cyclisme, et il est sur la bonne voie.

Ils sont passés tout près d’être la grande sensation de cette première BAL. Les Forces Armées et Police ont effectué un énorme premier tour, récompensé par une place en quarts de finale. S’ils ont perdu face aux Petroleos et l’AS Salé, ils sont passés tout près d’obtenir des succès prestigieux dans ces rencontres. Afin de valider leurs bons débuts, ils ont obtenu un succès face à l’AS Police leur ayant permis de défier le Zamalek en quarts. Malgré un Amadou Harouna excellent (19.3 points), les Camerounais n’ont rien pu faire face au futur champion. Toutefois, leur jeu débridé et leur défense solidaire ont laissé une belle impression.

L’AS Douanes et le GNBC sortent avec les honneurs

L’AS Douanes repart de Kigali avec la satisfaction d’avoir obtenu une place en quarts de finale. Grâce à sa victoire face au GSP, l’équipe sénégalaise a fait le minimum syndical au premier tour avant de tomber logiquement face à l’US Monastir en phase éliminatoire. Mamadou Faye, Mamadou Diop et Cheikh Diallo ont tour à tour réalisé de bonnes prestations pour leur permettre de sortir avec les honneurs après avoir perdu leurs deux dernières rencontres face aux futurs finalistes.

C’était véritablement le petit poucet de cette BAL, et après une première défaite désastreuse face à l’US Monastir (66-113), on a pu craindre le pire. Mais le Gendarmerie Nationale Basket Club a ensuite fait de la résistance en tenant tête aux Patriots, puis aux Rivers Hoopers malgré des défaites. L’équipe 100% malgache s’est appuyée sur le duo Elly RandiamampiononaKiady Razanamahenina (30 points à eux deux) pour sortir de la compétition la tête haute. Dans un pays où le basket est loin d’être le sport le plus populaire, les troupes de Lova Raharidera ont montré un bel état d’esprit afin de donner une belle exposition à leur sport. Équipe la plus petite de la compétition, le GNBC s’est ainsi appuyé en grande majorité sur le shoot extérieur ou dans le périmètre pour compenser ses faiblesses dans la raquette. Le tout avec beaucoup de détermination.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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