Beretta, Bordier, Finot : 6 athlètes français à suivre aux Mondiaux d’athlétisme 2023
CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME 2023 – Ils sont Français et peuvent être les bonnes surprises de cette grande compétition. Zoom sur 6 athlètes tricolores à suivre.
Clémence Beretta (20 kilomètres marche)
Clémence Beretta va découvrir ses premiers championnats du monde élites, un an après avoir pris une brillante sixième place aux championnats d’Europe de Munich. Qui étaient ses premier grands championnats. Une expérience réussie, puisqu’elle avait battu le record de France de la discipline, en 1h30:37. Depuis, elle a amélioré ce record en mars dernier, pour le porter à 1h30:20. Le niveau mondial de la marche risque d’être dense. Mais au-delà de la découverte, Clémence Beretta peut profiter de cette compétition, pour améliorer son record personnel. Et pourquoi pas réaliser 1h29:20, chrono synonyme de minima olympique. La Vosgienne est le porte-étendard d’une génération qui est en train d’émerger au plus haut-niveau. Et qui sera également représentée à Budapest par Pauline Stey et Camille Moutard. Vous en entendrez encore parler.

Gabriel Bordier (20 kilomètres marche)
Mine de rien, Gabriel Bordier réalise une saison très solide. Avec un titre de champion de France Élites du 10 km marche route et un record personnel porté à 39:02. Un chrono qui peut le faire prétendre à passer sous les 1h20 sur la double distance. Pour l’heure, il en est à 1h20:09. Un petit 1h19, c’est un top 10 qui se rapprocherait pour le spécialiste de la marche. Pas une mince performance. Et ce serait une belle revanche après les championnats d’Europe, où il avait subi les foudres des juges. Dans une discipline avec de nouvelles têtes qui émergent petit à petit, il peut être une belle révélation dans le clan tricolore. Les plus spécialistes parleront eux de confirmation.
Alice Finot (3 000 m steeple)
Au moment de citer des chances de médailles françaises, le nom d’Alice Finot n’est quasiment jamais évoqué. Et pourtant, la spécialiste et recordwoman de France du 3 000 m steeple, arrive à Budapest avec le 7e chrono des engagées, avec son 9:10.04. À seulement six secondes de la troisième. Alice Finot a énormément progressé sur cette distance en un peu plus d’un an. Elle possède déjà l’expérience d’une finale mondiale, l’an passé à Eugene. Si sa finale avait été marquée par une chute, on se souvient qu’elle avait battu son record de France en séries. Un record tombé, depuis, lors du Meeting Diamond League de Florence cette année. En bref, elle n’aura aucun complexe à avoir. C’est une discipline qui peut réserver des surprises. Et les Français ont longtemps brillé dessus. Alors, c’est peut-être l’heure d’Alice Finot.

Ludvy Vaillant (400 m haies)
Il a débloqué le truc ! À Monaco, lors du Meeting Diamond League, il a cassé la barrière des 48 secondes, avec un chrono de 47.85. Il commence à être habitué aux finales européennes, mais à l’occasion de franchir un nouveau cap, en s’invitant en finale mondiale. Il possède le 6e chrono des engagés. À une époque normale, son 47.85 aurait fait de lui un prétendant à la médaille d’or. Mais jamais la discipline n’a été aussi dense qu’aujourd’hui. Et même le record de France de Stéphane Diagana (47.37) pourrait ne pas suffire. On se souvient d’un Wilfried Happio, 4e à Eugene en 47.41 (on n’oubliera pas l’autre champion français). Et Karsten Warholm était passé à côté de sa finale, à court de condition après sa blessure. À Budapest, les trois géants de la discipline (Dos Santos, Benjamin et Warholm) seront bien présents. Autant dire que les places seront chères.
Louise Maraval (4×400 m)
Elle a créé la sensation, lors du relais 4×400 m des championnats d’Europe Espoirs en Finlande. Dernière relayeuse, Louise Maraval a réalisé une course de folie, pour propulser les Françaises vers la médaille d’or. Alors que le 400 m féminin connaît un petit creux en 2023, la FFA a fait le pari d’emmener la spécialiste du 400 m haies dans le collectif. Non retenue en individuel, elle n’aura que le relais pour s’exprimer. Et la France aura bien besoin d’elle pour se hisser en finale. Une mission loin d’être acquise d’avance, au vu de la densité d’autres nations. Les 50.60 lancés de la jeune athlète devront être reproduits du côté de Budapest.

Thibaut Collet (Perche)
S’il manque l’énorme performance, au-delà de 5.85 voire 5.90 m, la saison du perchiste tricolore est très intéressante. Hiver compris, il totalise quatre concours à 5.80 mètres ou plus, la plus belle régularité de sa carrière. Avec Armand Duplantis, la première place semble quasiment hors de portée. Les deux autres places sur le podium seront également très chères. Il faudra aller chercher cette performance de pointe qu’il a clairement dans les jambes. On a vu plusieurs fois de très belles tentatives à 5.85 m manquées de peu. Notamment lors des championnats d’Europe par équipes à Silesia. Et, finalement, le meilleur jour pour la sortir, ne serait pas en finale des championnats du monde ?


