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Coupe du monde de biathlon 2021-2022

Biathlon 2021/2022 : Le carnet de notes des Bleues

Publié le

Biathlon 20212022 Le carnet de notes des Bleues
Photo Icon Sport

BIATHLON 2021-2022 – La saison est terminée sur le circuit de la Coupe du monde ! Découvrez notre carnet de notes des Bleues, qui ont été globalement au rendez-vous malgré quelques loupés. 

Ici, les courses de Coupe du monde et des JO sont prises en compte pour établir le bilan et déterminer les notes. 

Anaïs Chevalier-Bouchet – 15/20

Classement général : 5ème avec 642 points
4 podiums individuels
2 médailles d’argent aux JO 

Le + : Sa régularité. Onze tops 10 cette saison, ce qui lui permet d’être numéro 5 mondiale et d’être vice-championne olympique de l’individuel. Une performance qu’elle doit à un tir en progrès par rapport à la saison passée (82,5 % contre 80 %). Son tir couché (85 %) a gagné 4 points. Encourageant pour la saison prochaine.

Le – : Pas de victoire au compteur. Parmi les 10 premières du général, seules deux biathlètes ne sont pas montées sur la plus haute marche du podium cette saison : Dzinara Alimbekava et… Anaïs Chevalier-Bouchet. Toujours bloquée à un succès en carrière, il ne lui a pas manqué grand-chose pour doubler la mise.

En bref : Une saison réussie pour l’Iséroise, malgré quelques accrocs, et notamment cette fin de JO frustrante. À 29 ans et avec la retraite d’Anaïs Bescond, elle sera la cadre de l’équipe de France féminine la saison prochaine.


Justine Braisaz-Bouchet – 15/20

Classement général : 8ème avec 581 points
4 podiums individuels dont 3 victoires
Championne olympique de la mass start
Petit globe de la mass start

Le + : Sa saison pleine sur la mass start. Titre olympique et petit globe de la course des reines, à chaque fois à l’issue d’un scénario digne d’Hollywood. La biathlète des Saisies a fait preuve de caractère et d’abnégation sur ce format de course qui lui va à merveille. Comptablement, avec trois podiums en Coupe du monde dont deux victoires, elle a remis les pendules à l’heure, après une saison 2020/2021 blanche. Elle a aussi retrouvé son ski, avec une deuxième partie de saison tonitruante sur les spatules.

Le – : Son manque de régularité. C’est aussi ça, Justine Braisaz-Bouchet. 76 % de réussite au tir cette saison, contre 76,5 % la saison passée. Son tir couché s’est nettement dégradé (74 % cette saison, 81 % en 2020/2021). En revanche, sur son debout, c’est l’inverse. JBB a gagné 6 points sur ce dernier. Mais dans tous les cas, un pourcentage de réussite au tir inférieur à 80 % est forcément préjudiciable pour se montrer plus régulière, et se rapprocher du top 5 mondial, voire mieux. Si elle parvient à gommer ce manque de confiance face aux cibles, alors tous les feux seront au vert.

En bref : Des coups d’éclat, mais pas n’importe lesquels ! Le panache fait partie des armes des Justine Braisaz-Bouchet. Désormais, si elle veut viser encore plus haut, la Savoyarde va devoir gagner en sérénité derrière la carabine. Mais rappelons qu’elle n’a que 25 ans et qu’à cet âge, une certaine Tiril Eckhoff était dans le même cas que la Française. La suite, on la connaît.


Julia Simon – 12,5/20

Classement général : 12ème avec 554 points
5 podiums individuels dont 1 victoire
Vice-championne olympique du relais mixte

Le + : Un tir globalement en progression. 76,5 % de réussite face aux cibles la saison passée, 80,5 % en 2021-2022. Le constat est simple : Julia Simon a trouvé certaines solutions derrière la carabine. Sur le couché, elle fait 12 points de mieux, passant de 72 % et 84 % de réussite. Revers de la médaille, son tir debout, sa force jusqu’ici, a faibli de 4 points. Il ne lui reste plus qu’à trouver la bonne formule pour arriver au parfait équilibre, celui qui lui permettrait de viser beaucoup plus haut. Loin d’être irrémédiable, pour cette travailleuse acharnée.

Le – : Son début de saison catastrophique. 72ème de l’individuel inaugural, 35ème et 48ème des sprints à Ostersund, 66ème du sprint d’Hochfilzen, Julia Simon a vécu trois premières étapes très difficiles, avant le réveil au Grand Bornand. Les deux premières étapes à Ostersund avant l’étape autrichienne d’Hochfilzen l’ont clairement mise en-dedans, avant de retrouver plus de régularité. Médaillée d’argent sur le relais mixte des JO, elle n’aura pas réussi à décrocher une breloque individuelle. Une vraie contre-performance à ses yeux.

En bref : Un bilan global mitigé et un sentiment d’inachevé. Certaines choses semblent aller dans le bon sens, notamment sur son tir, avec des bases un peu plus solides que la saison passée. L’hiver prochain, la biathlète des Saisies va devoir être à l’heure dès le début de saison. Le mode diesel ne devra plus être d’actualité.


Anaïs Bescond – 11/20

Classement général : 14ème avec 515 points
2 podiums individuels

Le + : Son début de saison. Deuxième de la poursuite d’Ostersund, deuxième du sprint au Grand-Bornand, la Normande d’origine a réalisé une première partie de saison très encourageante, elle qui a pris l’habitude de performer et de monter en puissance lors des saisons placées sous le signe des JO. Ses 81,5 % de réussite face aux cibles (83 % la saison passée) lui ont permis d’être régulière en première partie de saison. Avant de baisser pavillon, progressivement.

Le – : Ses JO ratés. Triple médaillée à Pyeongchang, la Jurassienne d’adoption n’a pas réussi à rééditer telle performance en Chine. Frustrée de ne pas être alignée sur le mixte argenté, elle a fait son job sur le relais féminin, sans que cela soit suffisant pour la médaille. Sur les épreuves individuelles, elle n’a pas fait mieux qu’une 9ème place sur le sprint. Enfin, une 13ème place sur la poursuite de Kontiolahti restera son meilleur classement sur cette fin de saison.

En bref : Du bon en début de saison, avant de craquer au fur et à mesure des semaines à partir du mois de janvier. Ses JO loupés lui auront fait mal, notamment dans une fin de saison pourtant plus ouverte. Son choix de prendre sa retraite est finalement logique, car elle est apparue usée mentalement. On ne peut que saluer son parcours de 15 ans au plus haut niveau.


Chloé Chevalier – 11/20

Classement général : 22ème avec 314 points

Le + : Sa progression linéaire. 82% de réussite au tir (81% au couché et 83% au debout) cette saison, contre 78,5% (82% au couché, 75% au debout) la saison dernière. Au classement général, avec certes plus de courses disputées, elle a progressé de 18 places. À 26 ans, la cadette des sœurs Chevalier fait son petit bout de chemin, en progressant à son rythme.

Le – : La frustration. Oui, il faut le reconnaître, cet exercice 2021-2022 est frustrant pour la principale intéressée. Son meilleur résultat en Coupe du monde cette saison, une 8ème place sur le deuxième sprint d’Ostersund en décembre dernier, en est le symbole. Il ne lui manque pas grand-chose pour claquer LE résultat qui lui permettrait de franchir un cap. Un cap que les JO ne lui auront pas permis de passer. Bien que sélectionnée, elle n’a pris part à aucune course. Hier, à l’issue de la mass start, l’Iséroise se posait des questions sur son avenir dans le biathlon. À 26 ans, peut-elle viser encore plus haut ? Elle-même semble en douter.

Stop ou encore pour Chloé Chevalier ?

En bref : La progression est visible. Mais on a l’impression qu’elle a atteint un certain plafond de verre. Si elle décide de continuer, la saison prochaine apportera forcément des réponses à ses questions.


Sans oublier Paula Botet et Lou Jeanmonnot !

Derrière les cinq filles désormais habituées aux joutes de la Coupe du monde, Paula Botet a eu le temps de faire son trou, et ce depuis le mois de décembre. Son classement général (79ème) est anecdotique, tant elle était là pour apprendre. Toujours est-il que son pourcentage de réussite au tir (87,5 % !) est plus que prometteur, à 21 ans seulement.

Derrière Botet, Lou Jeanmonnot postule également pour une place en équipe de France A. Lauréate du gros globe de cristal en IBU Cup, la première biathlète tricolore à y parvenir, elle a eu sa chance à Oslo. 55ème du sprint puis 31ème de la poursuite, elle a brillé sur le pas de tir tout au long de la saison sur le circuit intermédiaire, avec un pourcentage de réussite au tir assez affolant (93%). Une chose est sûre, le duo Botet-Jeanmonnot devrait se disputer le ticket pour la Coupe du monde la saison prochaine.


Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

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