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NBA 2023-2024

Bilan NBA 2024 : Affaibli, le Miami Heat n’a pas réitéré sa belle saison passée

Mathieu Veillon

Publié le

Bilan NBA 2024 Affaibli, le Miami Heat n'a pas réitéré sa belle saison passée
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2023-2024 – C’est déjà la fin de la saison régulière en NBA. Alors que la postseason a déjà débuté, certaines équipes sont déjà en vacances pour les six prochains mois. L’heure est donc venue de faire le bilan de la saison de ces franchises. Direction la Floride pour le bilan du Miami Heat !

Ce qu’il faut retenir de la saison du Miami Heat

Après un été décevant sur le plan des mouvements au sein de l’effectif, le Miami Heat débutait la saison diminué par rapport à leur belle saison précédente, conclue on le rappelle par une défaite lors des Finales NBA. Mais, malgré le départ de Gabe Vincent et de Max Strus, le Heat est resté dans le top 5 des meilleures équipes défensives de la saison. Une des principales raisons, c’est l’émergence de Jaime Jaquez Jr, le rookie qui a émergé dans les mocks drafts au dernier moment et qui a été sélectionné avec le 18ème choix de la Draft 2024 par Miami. Avec 11,9 points, 3,8 rebonds, 2,6 passes et 1 interception, ainsi qu’un Defensive Win Share de 2,7 (3ème meilleur total derrière Adebayo et Butler), le rookie de UCLA a été récompensé avec une sélection dans la All NBA First Rookie Team, ainsi qu’une mention honorable dans la course au 6ème homme de l’année (9ème des votes).

Le problème, ce n’était donc pas la défense mais bien l’attaque, qui a peiné à se mettre en route et qui finira au 21ème rang de la NBA en fin de saison. Arrivé en provenance des Hornets en cours de saison, Terry Rozier II a joué une trentaine de matchs avant de se blesser en avril, manquant ainsi les Playoffs. L’autre arme offensive de l’effectif Tyler Herro n’a joué pour sa part que 42 matchs sur les 82 au programme, privant le coach Erik Spoelstra d’une autre munition en attaque. La saison du Heat a donc ressemblé à des montagnes russes, leur position au classement oscillant en fonction des blessures des uns et des autres (Butler n’ayant disputé que 60 matchs). Passant de derniers à deuxièmes à l’Est en novembre, puis évoluant entre la 8ème et la 4ème place au cœur de l’hiver, le Miami Heat terminera finalement la saison régulière à la 8ème place.

Les hommes de Spoelstra seront d’abord défaits 104-105 par les Philadelphia 76ers lors du 1er match du Play-In Tournament, une rencontre marquée par la maladresse offensive de Tyler Herro (9/27 dont 4/14 à distance et 5 balles perdues) et de Jimmy Butler (5/18 dont 2/6 de loin). La confrontation face à des Bulls sans grande motivation ne sera qu’une formalité, une victoire 112-91 grâce encore une fois au surprenant Jaime Jaquez Jr. Malheureusement Miami tombera au 1er tour contre Boston, grandissime favori dans la course au titre. Le match 2 remporté par le Heat sauvera l’honneur, les Celtics s’imposeront assez largement dans les autres rencontres et remporteront la série 4 matchs à 1.

Notre prévision en début de saison : 5èmes / Classement final : 8èmes


Le MVP : Bam Adebayo

Élu All-Star pour la 2ème année consécutive, Bam Adebayo a réalisé une saison conforme aux attentes placées en lui. Avec 19,3 points, 10,4 rebonds, 3,9 passes, 1,1 interceptions et 0,9 contres, la ligne de stats est solide, avec des pourcentages d’efficacité assez corrects. Il a également été le meilleur joueur du Heat lors des Playoffs et de loin, avec 22 points par match notamment en l’absence de Jimmy Butler. Contrairement à ce dernier, Bam a été présent quasiment toute la saison (seulement 11 matchs manqués), est le meilleur défenseur de l’équipe et contribue également de manière plus que correcte en attaque.

On parlera dans une autre rubrique de sa contribution défensive, qui à elle seule justifie son titre de joueur le plus valuable du Heat. À bientôt 27 ans, Bam Adebayo est encore sous contrat pour 2 ans avec le Heat et justifie pleinement son salaire de quasiment 35 millions l’an prochain. Ce n’est pas le cas de tous ses partenaires, qui sont beaucoup à être surpayés, et c’est bien pour cela que Bam est précieux dans cette équipe du Miami Heat.

Le MIP : Nikola Jovic

Si Duncan Robinson a reçu 4 votes pour la 3ème place dans la course au MIP, il n’a pas réellement progressé mais a juste retrouvé le niveau qu’il avait atteint entre 2019 et 2021. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes orientés vers Nikola Jovic, certes sophomore mais qui progresse de manière assez linéaire. L’ancien pensionnaire du KK Mega Basket, drafté en 27ème position de la Draft 2022, avait démarré sa saison rookie en naviguant entre la G-League et la NBA. Avec seulement 15 matchs joués, à 5,5 points de moyenne et 53% de True Shooting Percentage, le poste 4 n’avait pas crevé l’écran dans une équipe qui jouait le titre.

Avec moins de pression cette année et quelques départs à l’intersaison, Jovic a pu augmenter son temps de jeu en passant de 13,6 à 19,5 minutes de moyenne, en allant même jusqu’à 25 minutes en Playoffs. Avec les différentes blessures, il a d’ailleurs totalisé quasiment 10 points, 7 rebonds et 2 passes de moyenne, à 44% au tir dont 40% de loin. En concurrence sur le poste 4 avec Haywood Highsmith, qui aurait également pu prétendre au titre de MIP du Heat, Nikola Jovic a affiché de bien meilleures stats sur la postseason et semble s’affirmer comme une sérieuse option désormais dans l’effectif d’Erik Spoelstra.

Le DPOY : Bam Adebayo

Si Miami était dans les 5 meilleures défenses de NBA cette saison, c’est bien en grande partie grâce à Bam Adebayo. Ses pairs dans la grande ligue l’ont bien remarqué et l’ont récompensé avec une 3ème place dans les votes pour le Défenseur de l’année et une nomination dans la 1ère équipe défensive de la saison. Les statistiques avancées le confirment, avec un Defensive Win Share de 4,3 (son meilleur en carrière) et un Defensive Box Plus/Minus de 2,4. Son travail au rebond défensif a également été primordial, le pivot compilant ainsi 8,1 rebonds défensifs par match, sa meilleure moyenne en carrière. Petit bémol, ses stats de contres et interceptions n’ont pas été mirobolantes et c’est sans doute ce qui lui coûte le trophée de DPOY, surtout quand on le compare aux deux monstres français que sont Rudy Gobert et Victor Wembanyama.

La déception : Jimmy Butler

Il était sensé être le leader du Heat après une saison précédente de haut niveau, il a finalement traversé la saison comme un fantôme. Après avoir manqué 22 matchs de saison régulière, où il n’a pas vraiment brillé, Jimmy Butler n’a pas disputé ni le Play-In Tournament, ni les Playoffs. Plus que les chiffres et statistiques diverses, ce qui a marqué les esprits c’est de ne pas avoir senti un Jimmy Butler survolté en saison régulière, comme on peut le voir à chaque campagne de Playoffs. Son Box Plus/Minus est seulement de +4,6, avec un impact moyen en attaque et très léger en défense. Cela explique sans doute le classement du Heat cette saison, qui a certes été une très bonne défense en NBA mais aurait pu être la meilleure avec un Butler au niveau attendu.

À 34 ans, et à deux ans du terme de son contrat (il possède une option joueur à 52 millions pour l’année 2025-2026), Jimmy Butler est peut-être en train de gâcher ses dernières belles années en NBA. On peut légitimement se poser la question de son futur au Heat, car son rendement n’est clairement pas à la hauteur de ses émoluments et sa valeur va drastiquement baisser au fil du temps. Avec quelques jeunes joueurs dans l’effectif et des picks à la prochaine Draft, Jimmy Butler a-t-il encore sa place dans le projet du Heat ?

Quel avenir pour le Miami Heat ?

La première échéance pour le Heat, c’est bien évidemment la Draft 2024, avec le 15eme et le 43eme choix dans les mains de Pat Riley et des scouts floridiens. On sait que cette franchise a une capacité à exploiter au mieux ses choix de Draft et même de faire évoluer des joueurs non draftés en bons roles players, on attend donc avec impatience les décisions du management du Heat. Le combo guard Jarred McCain est évoqué dans plusieurs mock drafts en place 15, tout comme le Français Tidjane Salaun ou encore Isaiah Collier et Rob Dillingham. Beaucoup de joueurs évoluant au poste 1, logique quand on sait qu’il n’y aura pas vraiment de meneur de métier dans cet effectif l’an prochain, Terry Rozier II et Tyler Herro ayant parfois été décalés sur ce poste, mais ce sont plutôt des arrières shooteurs.

Le Miami Heat compte environ 180 millions de dollars de salaires garantis l’an prochain, si les options joueurs de Caleb Martin, Kevin Love, Josh Richardson et Thomas Bryant sont prises par ces derniers. Il y aura donc très peu de marge de manœuvre pour recruter, il faudra sans doute bricoler un trade autour de Terry Rozier ou Duncan Robinson afin d’améliorer cet effectif, mais leurs contrats sont difficilement transférables. Le Heat est dans une situation assez compliquée, que faire avec cet effectif ? Redonner une chance à ce groupe en tentant de l’améliorer, ou transférer plusieurs éléments majeurs (Butler, Herro) pour redonner un nouvel élan ? Réponse cet été !

Journaliste/rédacteur depuis septembre 2015 - Ma définition du bonheur ? Une galette-saucisse au Roazhon Park ou un café devant un Lakers/Celtics au petit matin. Fidèle membre de la team insomniaque de la rédac, j’ai le pouvoir de rester éveillé jusqu’à l’aube pour faire vivre aux lecteurs ma passion du sport. Ainsi, j’écris principalement sur la NBA, le biathlon, le cyclisme ou encore la F1. Comptez dans mes exploits sportifs le fait d’avoir fait gagner le Tour de France 2018 à Tony Gallopin sur Pro Cycling Manager, ou encore d’avoir mené l’équipe nationale de Bretagne en finale de Coupe du monde sur Football Manager.

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