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Coupe du monde de football 2022

Coupe du monde de football : Le Canada à la recherche d’expérience

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Coupe du monde de football Le Canada à la recherche d'expérience
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2022 – Le Canada est presque novice en Coupe du monde. Les Canucks vont disputer la deuxième phase finale de leur histoire après 1986. Avant d’accueillir le monde en 2026, avec les USA et le Mexique, le Canada va chercher de l’expérience, dans un groupe potentiellement ouvert.

Histoire du Canada en Coupe du monde

Le passif du Canada en Coupe du monde est rapide à faire. En effet, les joueurs de l’Unifolié n’ont participé qu’à une seule édition, en 1986, au Mexique. Quasiment aucun joueur actuel n’était né à cette époque, preuve de la portée de l’exploit réalisé en qualifications de la CONCACAF. En 1986, les Rouges terminent derniers de leur poule avec 0 point et 0 but marqué. Face à leurs adversaires, ils s’inclinent 1-0 contre la France, avec un but de Jean-Pierre Papin. Ensuite, défaite 2-0 contre la Hongrie puis de nouveau 2-0 contre l’Union Soviétique. Oleg Blokhine y va aussi de son but, ce qui fait que les Canadiens ont encaissé des buts d’un ancien et d’un futur Ballon d’Or.

Parcours en qualifications

Le parcours des Rouges en vue du Mondial commence tôt, très tôt. Dans la zone CONCACAF, il y a plusieurs étapes, en raison de la multitude de pays, 35. Le tour final est composé de 8 équipes : l’octogone. Seules les 5 meilleures nations au classement FIFA étaient qualifiées d’office à ce niveau. La 72ème place du Canada ne lui octroie que la 7ème position dans la Confédération. Ce mauvais classement est notamment dû à un mauvais parcours en Gold Cup quelques mois auparavant, avec une défaite contre Haïti. Un long parcours commence donc pour les joueurs canadiens. Mais il va forger le caractère et l’unité du groupe. Leur phase de poules préliminaire contre le Surinam, les Bermudes, Aruba et les Îles Caïmans est parfaite avec 4 matchs, 4 victoires, 27 buts marqués et 1 seul but concédé. En confiance, ils écartent facilement Haïti 4-0 sur l’ensemble des deux matchs.

Les voila arrivés dans l’octogone, dans lequel ils ne sont pas forcément favoris contre les expérimentés Américains, Mexicains ou autres Costariciens. Après 2 matchs nuls 1-1 contre le Honduras à domicile et les USA à Nashville, les Canadiens deviennent irrésistibles ou presque. Ils réalisent de belles performances en restant invaincus contre les deux mastodontes du Sud. En effet, ils battent les USA et le Mexique, respectivement 2-0 et 2-1 à domicile, dans le froid et la neige. Les images des Canadiens sautant dans la neige à Edmonton après leur succès contre les Mexicains ont fait le tour du monde. L’équipe se montre solide et termine avec la meilleure attaque, 23 buts, meilleure défense, 7 buts, et le meilleur buteur. En effet, l’attaquant du Club Bruges Cyle Larin a inscrit 4 buts en ronde finale. Jusqu’à sa défaite au Costa Rica en mars 2022, le Canada a enchaîné 19 matchs sans défaite en qualifications ! Les Canadiens terminent premiers de la poule, à égalité avec le Mexique, qu’ils devancent à la différence de but. Une défaite au Panama pour l’ultime journée les prive peut-être d’une place dans le 3ème chapeau au moment du tirage au sort.

Groupe et XI type du Canada

Gardiens : James Pantemis (Montréal FC), Milan Borjan (Etoile Rouge de Belgrade), Dayne St. Clair (Minnesota United).

Défenseurs : Samuel Adekugbe (Hatayspor), Joel Waterman (Montréal FC), Alistair Johnson (Montreal FC), Richie Laryea (Toronto FC), Kamal Miller (Montréal FC), Steven Vitoria (Chaves), Derek Cornelius (Panetolikos).

Milieux de terrain : Liam Fraser (KMSK Deinze), Ismaël Koné (Montréal FC), Mark-Anthony Kaye (Toronto FC), David Wotherspoon (St Johnstone FC), Jonathan Osorio (Toronto FC), Atiba Hutchinson (Besiktas Istanbul), Stephen Eustaquio (FC Porto), Samuel Piette (Montréal FC).

Attaquants : Liam Millar (FC Bâle), Lucas Cavallini (Vancouver Whitecaps), Ike Ugbo (Troyes), Tajon Buchanan (Club Bruges), Jonathan David (Lille OSC), Cyle Larin (Club Bruges), Alphonso Davies (Bayern Munich), Junior Hoilett (Reading).

XI de départ probable : Milan Borjan – Alistair Johnston, Steven Vitoria, Kamal Miller  – Samuel Ayomide Adekugbe, Atiba Hutchinson, Stephen Eustáquio, Tajon Buchanan – Alphonso Davies – Cyle Larin, Jonathan David.

Joueur à suivre

Si le football canadien, ou soccer, est sorti de l’ombre ces dernières années, il le doit à Alphonso Davies, le latéral du Bayern Munich avec qui il a remporté la Ligue des Champions en 2020. Mais les blessures lui donnent moins de temps de jeu ces derniers temps. Il sera quand même là pour aider les siens.

Mais le joueur à suivre est bien connu en Ligue 1. Jonathan David martyrise en effet les défenses du championnat de France et est un pion essentiel de l’attaque canadienne. Arrivé dans le Nord en 2021 en provenance de Belgique, Jonathan David s’est bien adapté aux défenses françaises, au point de devenir l’un des meilleurs buteurs de Ligue 1, juste derrière Neymar ou Kylian Mbappé, les stars du PSG. Il arrive en forme au Mondial pour faire briller son équipe.

Jonathan David - Canada

Jonathan David – Canada – Photo Icon Sport

Calendrier du Canada

Mercredi 23 novembre

20h : BelgiqueCanada (TF1, beIN SPORTS 1)

Dimanche 27 novembre

17h : CroatieCanada (beIN SPORTS 1)

Jeudi 1er décembre

16h : CanadaMaroc (beIN SPORTS 2)

Notre pronostic pour le Canada

Quasi novice à ce niveau-là, le Canada ne sera évidemment pas favori pour accéder aux 8èmes de finale. Avec la Belgique, favorite, et la Croatie, vice-championne du monde au sein du groupe F, le Canada tentera de ne pas terminer dernier et de marquer un but. Avec aussi le Maroc, les Rouges feront tout pour jouer les trouble-fêtes et pourquoi pas faire un exploit. Tout est possible pour cette équipe qui s’est forgée dans l’adversité et qui rêve de sortir de l’ombre de ses homologues féminines, championnes olympiques à Tokyo.

Journaliste/rédacteur depuis décembre 2016 - Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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