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Coupe du monde de football : Le Costa Rica, au bon souvenir de 2014 ?

Maxime Cazenave

Publié le

Coupe du monde de football Le Costa Rica, au bon souvenir de 2014 
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2022Pour la troisième fois d’affilée, le Costa Rica va prendre part au Mondial. Désormais habituée à ces joutes, la nation d’Amérique centrale peut toujours compter sur des cadres historiques de la campagne exceptionnelle de 2014. Dans un Groupe E très relevé, les Ticos ne seront pas à prendre de haut.

Histoire du Costa Rica en Coupe du monde

L’histoire du Costa Rica est principalement récente, puisque la sélection d’Amérique centrale connaît sa première participation en 1990. Coachée par le Yougoslave Boban Milutinovic, elle réalise une première sensation en parvenant à sortir de la phase de poules avec un groupe composé exclusivement de joueurs évoluant au pays. La Tchécoslovaquie se chargera ensuite de rétablir la normale en les éliminant en 8e de finale (1-4). Cette participation peut être considérée comme une mise en bouche avant d’entrer dans un XXIè siècle couronné de succès. A l’exception de l’édition 2010, les Costaricains n’ont pas manqué un seul rendez-vous (2002, 2006, 2014, 2018, 2022).

Avec leurs 5 millions d’habitants, ils se sont imposés comme l’une des références de la zone CONCACAF aux côtés des États-Unis et du Mexique. En 2002, ils passent à deux doigts d’une nouvelle qualification dans le tableau final, échouant à la 3e place en raison d’une différence de buts inférieure à celle de la Turquie, future demi-finaliste. En 2006, malgré un match d’ouverture de qualité face à l’hôte allemand avec un doublé de Paulo Wanchope (2-4), ils repartent avec trois défaites dans les valises. Absents en 2010, ils vont ensuite briller au Brésil en 2014.

Positionnés dans le groupe de la mort, les Ticos réalisent une phase de poules incroyable pour se hisser en tête avec 7 points. Face à eux, l’Uruguay se fait attraper (3-1), l’Italie également (1-0) et l’Angleterre bute (0-0). Puis, la Grèce cède à son tour en huitième de finales face à l’armada de Jorge Luis Pinto, sublimée par la vista de Bryan Ruiz, l’abattage de Celso Borges et Yeltsin Tejeda, ou encore l’imperméabilité totale de l’un des futurs meilleurs gardiens au monde, Keylor Navas. Finalement, ce sont les Pays-Bas qui mettent un terme à l’épopée en quarts, non sans difficulté (0-0, 3-4 tab). Quatre ans plus tard, la magie n’opère pas, et seul un match nul face à la Suisse permet d’éviter de rentrer au pays fanny du voyage en Russie.

Parcours en qualifications

Afin de gagner leur place au Qatar, les Ticos ont vécu tout sauf un long fleuve tranquille. Au sein d’un mini championnat avec sept autres sélections comptant 14 journées, ils étaient au plus mal à mi-parcours avec six petits points en sept journées. La faute notamment à des contre-performances évitables (1-1 face à la Jamaïque, 0-0 au Honduras). En revanche, ils vont se montrer intraitables durant la phase retour avec un bilan quasi parfait : 6 victoires et 1 nul ! Ce retour en force dévastateur leur a ainsi permis de doubler le Panama dans la dernière ligne droite pour assurer le barrage, la qualification directe leur échappant d’un souffle en raison d’une différence de buts inférieure à celle des États-Unis.

Il faudra attendre le 15 juin dernier pour que le Costa Rica sécurise enfin sa qualification au bout d’un barrage intercontinental indécis face à la Nouvelle-Zélande. L’ancien Lorientais Joel Campbell, également passé par Arsenal, fut l’unique buteur de la rencontre. Avec seulement huit buts encaissés en quinze rencontres, la défense costaricienne, sublimée par l’inusable Keylor Navas dans les cages, s’est imposée comme une référence.





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Groupe et XI type

Gardiens : Keylor Navas (PSG, FRA), Esteban Alvarado (Herediano), Patrick Sequeira (Lugo, ESP).

Défenseurs : Keysher Fuller (Herediano), Óscar Duarte (Al Wehda, SAU), Juan Pablo Vargas (Millonarios, COL), Kendall Waston (Saprissa), Bryan Oviedo (Real Salt Lake, USA), Carlos Martínez (San Carlos), Francisco Calvo (Konyaspor, TUR), Ronald Matarrita (Cincinnati, USA), Daniel Chacón (Colorado Rapids, USA).

Milieux de terrain : Celso Borges (Alajuelense), Yeltsin Tejeda (Herediano), Bryan Ruiz (Alajuelense), Anthony Hernández (Puntarenas), Brandon Aguilera (Nottingham Forest, ENG) Jewison Bennette (Sunderland, ENG), Youstin Salas (Saprissa), Roan Wilson (Grecia), Douglas López (Herediano), Álvaro Zamora (Saprissa), Gerson Torres (Herediano).

Attaquants : Joel Campbell (León, MEX), Johan Venegas (Alajuelense), Anthony Contreras (Herediano).

Le XI type : Keylor Navas –  Keysher Fuller, Oscar Duarte, Francisco Calvo, Bryan Oviedo – Yeltsin Tejeda, Celso Borges – Joël Campbell, Jewison Bennette, Gerson Torres – Anthony Contreras

Joueurs à suivre

Si Joel Campbell a inscrit le but envoyant le Costa Rica au Qatar, l’attaquant star des Ticos fut bien aidé par celui qui représente la nouvelle vague du football local : Jewison Bennette. Né le 15 juin 2004, il a fêté ses 18 ans face à la Nouvelle-Zélande en délivrant une passe décisive d’une importance capitale. Pas mal pour entrer dans l’âge adulte. Formé au sein des structures de l’un des clubs phares du pays, Herediano, le dynamique ailier a été recruté en août dernier par le club anglais de Sunderland (D2). Buteur dès son deuxième match en Championship, le gamin peut être l’une des grandes révélations de cette 22e Coupe du monde.

Impossible également de ne pas s’attarder ne serait-ce qu’un minimum sur les rescapés de l’exploit de 2014. Monstrueux à l’époque, Keylor Navas est encore là à bientôt 36 ans, et s’est depuis affirmé comme le plus grand joueur costaricien de tous les temps en multipliant les succès au Real Madrid notamment. Mais il fut malheureusement le seul à confirmer en club à très haut niveau. Longtemps attendu, Joel Campbell n’a jamais confirmé, et évolue maintenant au Mexique, tout en restant le fer de lance de l’attaque des Ticos. A leurs côtés, Bryan Ruiz (35 ans), Celso Borges (34 ans) et Yeltsin Tejeda (30 ans) évoluent tous au pays, et tenteront de se rappeler au bon souvenir du Brésil cet hiver.

Calendrier du Costa Rica

Mercredi 23 novembre

17h : Espagne – Costa Rica (beIN SPORTS 1)

Dimanche 27 novembre

11h : JaponCosta Rica (beIN SPORTS 1)

Jeudi 1er décembre

20h : Costa Rica Allemagne (beIN SPORTS 2)

Notre pronostic pour le Costa Rica

Au sein d’un groupe E relevé aux côtés de l’Allemagne, l’Espagne et le Japon, le Costa Rica part clairement avec l’étiquette de sélection la plus faible sur le papier. En dehors de l’expérience de ses cadres présents en 2014, le sélectionneur colombien Luis Fernando Suarez dispose d’un groupe qui va découvrir le très haut niveau mondial. La défense des Ticos sera toutefois difficile à bouger, et le risque d’éclat reste limité. Cependant, il est difficile de les imaginer renverser l’Espagne ou l’Allemagne. Une élimination au premier tour est donc le plus probable mais comme l’histoire le rappelle, il ne faut jamais sous-estimer la force collective d’une nation capable de se sublimer tous les quatre ans.

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