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Étienne Goursaud – Sans Filtre : « Le but ? Rechercher des personnes qui ont des histoires à raconter »

Idriss Ahamada

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Étienne Goursaud - Sans Filtre - Le but, rechercher des personnes qui ont des histoires à raconter
Visuel Dicodusport - Photo France Rugby

Nouveauté chez Dicoduport, une rubrique qui part à la découverte de médias sportifs indépendants, souvent spécialisés, et tous avec leur propre identité. Pour le troisième épisode, nous avons rencontré Étienne Goursaud, journaliste à Sans Filtre.

Présentez-vous et votre média en quelques mots.

Sans Filtre a été créé en 2017, dans le but de proposer quelque chose de novateur. Il existe beaucoup de médias en ligne. On s’est dit « que peut-on proposer ? », et on a eu ce concept d’interview à la première personne. Les questions posées ne sont pas visibles. C’est comme si l’athlète s’exprimait directement.

Combien êtes-vous aujourd’hui ? Et combien de personnes ont fondé le média ?

Le média a été fondé par deux personnes, Clément Bernard, et Clément Samson. Pour ma part, je l’ai rejoint en juillet 2020 avec deux autres personnes qui travaillaient sur un autre site avant : Mathéo Rondeau et Paul Lalevee.

Initialement, j’avais créé un site fin 2018, qui s’appelait À Travers le sport. Je le gérais seul au début. Au fur et à mesure, Mathéo et d’autres personnes m’ont rejoint. Pendant le confinement, Sans Filtre s’est approché de nous, car ils étaient intéressés par ce qu’on faisait. Et en sortie de confinement, la fusion s’est faite. À Travers le sport existe encore, mais il n’y a plus de contenu nouveau. Et toute l’équipe a migré sur Sans Filtre.

Quel est votre trafic aujourd’hui ?

Entre 40 et 50 000 visites par mois. Ces visites se déclinent différemment. Quand on fait des portraits d’athlètes ou de journalistes, leurs partages nous aident beaucoup. Il y a aussi la partie SEO via Google qu’on développe. Au moins d’avril dernier, 5000 personnes venaient de ce qu’on appelle les recherches organiques. Aujourd’hui, le total a quasiment doublé. Et on a bon espoir de le voir encore augmenter. Nous optimisons le plus possible le site, pour le rendre très attractif et faire en sorte d’être bien positionné quand on tape le nom d’un athlète.

Et votre communauté sur les réseaux sociaux ?

Nous sommes 12 900 sur Facebook. Un peu moins de 2200 sur Twitter et à peu près 1300 sur Instagram. Nous sommes aussi 380 personnes sur LinkedIn. On peut proposer des contenus vidéos, mais nous n’avons pas de chaine YouTube.

Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler sur ce site ?

Le but, c’est de rechercher des personnes qui ont une histoire à raconter. On n’est pas forcément au fait de l’actualité. Quand on va démarcher un sportif pour une interview, l’actualité nous intéresse, mais c’est pas ce qui a de plus important. C’est vraiment l’histoire. Comment il vit sa discipline, ses entraînements etc. C’est presque sport et société.

Sans Filtre, c’est aussi un podcast, Extraterrien. Quel est le concept du podcast et quels sont les sujets abordés avec les athlètes ?

Extraterrien, ce n’est pas Sans Filtre. C’est un partenariat que nous avons noué avec Barthélémy Fendt, qui est le créateur du podcast. Le podcast ressemble à ce qu’on propose en version écrite. On se plonge dans la tête d’un sportif. Par exemple, il y a eu celui avec la handballeuse Cléopatre Darleux, qui a bien marché. Ils y évoquent la sportive, mais aussi la maman. Comment concilier la carrière de sportive avec la maternité ? C’est un sujet qui est encore assez compliqué aujourd’hui. Mais la parole se libère de plus en plus.


Ça dépend avant tout des personnes qui sont à la communication. Et plus d’eux que du milieu en lui-même.


Est-ce difficile d’avoir des entretiens avec des sportifs ?

Il y a clairement des sports plus accessibles que d’autres. En athlétisme, c’est très facile d’avoir des athlètes. Y compris des figures comme Wilhem Belocian, qui fait des performances extraordinaires cet hiver. Il a été très accessible via les réseaux sociaux. Pour d’autres sports comme le cyclisme, ça va dépendre des équipes. Par exemple, B&B Hotels p/b KTM est très accessible. Pour d’autres, ça va être plus difficile. Par exemple, nous avons contacté plusieurs fois une grosse équipe française, mais nous n’avons eu aucune réponse à nos différents mails.

Quand on veut avoir des interviews de journalistes, on traite avec beIN SPORTS, qui sont vraiment remarquables sur ce point-là. Les réponses sont très rapides, et systématiquement positives. Juste avant le Super Bowl, on a sorti une grande interview de Marc-Angelo Soumah. Traiter avec eux est un vrai plaisir. Je sais que c’est pareil pour d’autres médias. Mais ça dépend avant tout des personnes qui sont à la communication. Et plus d’eux que du milieu en lui-même.

Y a-t-il un sportif et une sportive que vous rêvez d’interviewer ? Et pourquoi ?

Personnellement, c’est compliqué. Parce que ce n’est pas tant le palmarès qui m’intéresse, mais plus la personne. Je suis un grand fan de Thibaut Pinot, et ses interviews sont souvent criantes de vérité. Si j’ai l’occasion un jour de le faire, ce serait un grand rêve. Je fais aussi de l’athlétisme, donc si je devais dégager quelqu’un dans ce monde-là, ce serait Renaud Lavillenie, même si c’est difficile de l’avoir. Il a eu une histoire particulière. On lui a souvent dit qu’il n’y arrivera pas, mais tout au long de sa carrière, il a toujours réussi, quels que soient les obstacles.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Mon rêve serait de continuer ce métier. Développer Sans Filtre, et que ce média soit reconnu par toutes et tous comme étant un vrai vecteur de belles histoires.

Le mot de la fin ?

J’ai toujours été un grand fan d’interview. C’est ce qui me fait rêver quand j’ouvre le journal le matin. Je suis très content aujourd’hui de bosser pour un média qui met ça en avant aujourd’hui. J’en profite aussi pour remercier le service des sports de La Charente Libre, Eric Fillaud, Thierry Chatellier, Nicolas Guiraud et Kevin Cabioch. Ils m’ont fait en confiance en 2019 en me prenant en stage alors que je n’avais pas de formation en journalisme. Et ils continuent à le faire aussi aujourd’hui pour des piges. Donc merci à eux.


Passionné de sport depuis toujours, c’est tout naturellement qu’après avoir compris que je n’avais pas le niveau pour jouer à Manchester United, et pas la force nécessaire pour combattre à l’UFC que je me suis tourné vers le journalisme pour raconter les exploits et les histoires de ceux qui en sont capables. Le football, surtout quand il est joué en Angleterre, reste mon premier amour. Mais j’aime aussi veiller la nuit pour vous parler de KO et de victoires unanimes à l’UFC ou sur les rings de boxe. Mon côté fan de Wayne Rooney m’a également poussé à devenir polyvalent et à parler aussi de rugby (à XIII comme à XV) et occasionnellement de cyclisme. C’est donc logiquement que j’ai rejoint Dicodusport, pour pouvoir parler de l’actualité, sur tous les terrains.

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