Groupama-FDJ United en quête de renouveau : peut-elle redevenir une équipe de premier plan en 2026 ?
Depuis deux saisons, la Groupama-FDJ United a reculé dans la hiérarchie mondiale, avec la perte de plusieurs valeurs sûres pour différentes raisons : la retraite de Pinot, ainsi que les départs de Démare et de Küng plus récemment. En effet, la formation française est passée de la septième à la dix-huitième place au classement UCI annuel.
Pour retrouver une partie de sa splendeur, Marc Madiot a passé la main, et l’équipe dirigeante s’est montrée active sur le marché des transferts afin d’apporter de la densité à l’effectif. Malheureusement, le manque de moyens financiers ne permet plus à cette structure de conserver ses pépites ainsi que ses leaders.
Romain Grégoire, la carte maîtresse
Formé au sein de la structure continentale, Romain Grégoire continuera d’être la figure centrale de la Groupama FDJ United. Le puncheur natif de Besançon sera attendu sur les grandes courses d’un jour, avec l’objectif de viser de meilleures places sur les Ardennaises qu’en 2025, et pourquoi pas sur Milan-San Remo, où il avait été le dernier à lâcher derrière le trio Ganna–Van der Poel–Pogačar dans la Cipressa.
Il sera également à suivre sur certaines courses d’une semaine adaptées à son profil, comme le Tour de Grande-Bretagne, et visera des succès d’étape sur d’autres courses par étapes. Capable de lutter avec les meilleurs lors de la première semaine du Tour de France 2025, Grégoire tentera enfin de lever les bras sur la Grande Boucle.

Gaudu, Martin-Guyonnet, Berthet : un pôle montagne ambitieux
Après un Tour d’Espagne 2024 conclu à la sixième place, on pensait David Gaudu capable de retrouver des couleurs sur les Grands Tours en 2025. Le grimpeur breton avait impressionné sur les routes du Tour d’Oman, mais les chutes ont enterré la suite de sa saison, avec notamment un Tour d’Italie disputé de façon quasi fantomatique. Heureusement, Gaudu a trouvé l’ouverture sur le Tour d’Espagne, dès la troisième étape.
Désormais, il faudra une saison 2026 marquée par un bon état de santé pour espérer le voir briller en montagne et sur les courses par étapes. Dans le secteur des grimpeurs, des interrogations subsistent également concernant les objectifs de Guillaume Martin-Guyonnet, recruté l’hiver dernier, et de Clément Berthet, arrivé lui aussi cet hiver en provenance de Decathlon : viser un classement général ou endosser un rôle de chasseur d’étapes ?
Tronchon, Costiou, Madouas : des atouts pour les profils vallonnés
Bastien Tronchon a été recruté pour être leader sur de nombreuses courses d’un jour au profil punchy. Capable de coups d’éclat par moments chez Decathlon, le Savoyard devra toutefois gagner en régularité afin d’étoffer son palmarès, d’autant plus avec les pépins physiques à répétition de Paul Penhoët.
On suivra également la progression de la recrue Ewen Costiou, arrivé à la suite de la disparition de l’équipe Arkéa B&B Hôtels. Quid de Valentin Madouas ? Le Brestois a été transparent en 2025, hormis sur le Tro Bro Leon. Il restera l’un des principaux atouts de l’équipe pour les Flandriennes, mais ses problèmes de placement demeurent pénalisants pour ce type de courses.

Les jeunes pousses prennent du galon
Enfin, la Groupama FDJ United va poursuivre la promotion de ses jeunes talents avec la progression de Thibaud Gruel et de Brieuc Rolland, ainsi que la découverte du monde professionnel par Maxime Decomble, cinquième du Tour de l’Avenir. Prolongé jusqu’en 2028, Gruel a démontré sa polyvalence la saison dernière, avec notamment une belle pointe de vitesse. L’année 2026 pourrait être celle de son véritable envol.
En conclusion, les résultats dépendront de l’état de forme de trois leaders pour le World Tour (Grégoire, Madouas et Gaudu), de l’éclosion des jeunes pousses et de l’apport des recrues, notamment sur les épreuves de la Coupe de France.


