Handball Championnat du monde : Les Bleues en reconquête
CHAMPIONNATS DU MONDE FÉMININ DE HANDBALL – Quelles sont les ambitions pour les Bleues, avant de disputer le Mondial de handball ? On fait le point.
Prendre de la confiance avant les JO
L’Euro 2022, si bien commencé, s’était achevé en eau de boudin pour les Bleues. Qui s’étaient inclinées face au Monténégro, dans le match pour la 3e place. La France hors du podium d’une compétition, seulement la 2e fois depuis les JO 2016 inclus. C’était arrivé lors du Mondial 2019, avec cette triste et historique élimination dès le premier tour. Pour ce qui aurait dû être la dernière compétition avant les Jeux Olympiques de Tokyo. Avant tous les évènements que l’on a connus par la suite. Globalement, depuis le sacre mondial de 2003, les Mondiaux avant les JO sont en dents de scie pour les Bleues. Cinquièmes en 2007, en argent en 2011, septièmes en 2015 et donc 13e en 2019.
On l’a vu, en 2015 et 2019, les Mondiaux moyens, voire ratés, n’ont pas empêché les Bleues de se hisser en finale lors des JO en 2016, puis gagner le titre en 2021, à Tokyo. Néanmoins, à sept mois des JO de Paris 2024, les Bleues seraient bien inspirées de se mettre en confiance dans la compétition. En terminant a minima sur le podium : l’objectif de cette équipe de France. On sent, au travers du discours des joueuses, que ce Mondial est pris très au sérieux. En Norvège, Suède et au Danemark, où le handball est roi, la France doit aussi rappeler qu’elle est une grande nation de handball.

Une belle équipe homogène
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette équipe de France arrive en Scandinavie très bien armée. Des postes très solides, on pense à celui de gardienne. Avec Hatadou Sako et Laura Glauser, la France possède là deux numéros un à ce poste. Sans oublier Camille Depuiset. Des numéros un, il y en a également deux au poste de pivot. Avec la déjà emblématique Pauletta Foppa qui, à 22 ans, va déjà disputer son sixième grand championnat avec l’équipe de France. Sa capacité à prendre les ballons à une main, à enfoncer les défenses adverses, et marquer dans des positions folles, en font une arme. Mais Sarah Bouktit, qui va découvrir sa première grande compétition, est l’une des grandes confirmations de ce début de saison. Elle aura des responsabilités à plusieurs moments dans ce Mondial.
Le sélectionneur Olivier Krumbholz peut compter sur des joueuses d’expérience qui ont connu les sommets avec les Bleues. C’est le cas d’Estelle Nze-Minko, Orlane Kanor, Grâce Zaadi, mais aussi Laura Flippes. Tandis que Chloé Valentini et Alicia Toublanc sont devenues des joueuses installées et régulièrement performantes. Les Bleus pourront aussi compter sur la jeunesse de Léna Grandveau, Lucie Granier ou encore Déborah Lassource.
Les Bleues ont dans leur groupe la Slovénie, l’Angola et l’Islande. Les trois premières sont qualifiées pour le tour principal, où les Françaises vont croiser avec la poule de la Norvège et de la Corée du Sud.
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La Norvège favorite
La Norvège sera la grande favorite, comme quasiment à chaque compétition. Tenantes du titre (face aux Bleues), les Norvégiennes ont également gagné les deux derniers Euro (en se débarrassant à chaque fois des Bleues). Mais le Danemark, qui ne cesse de progresser, peut aussi jouer les trouble-fêtes. Le Danemark, avait bien failli sortir les Bleues en demi-finales en 2021, avant de s’incliner en finale du dernier Euro, sa première finale d’une grande compétition depuis l’Euro 2004. Le Danemark, immense nation dans les années 1990 et début 2000, était rentré dans le rang (au moment de l’émergence des hommes).
Butant régulièrement en quarts ou en demies, mais jamais médaillée, la Suède, qui est le troisième pays organisateur, aura envie d’enfin franchir ce cap et ramener une médaille d’une grande compétition. Méfiance sur les Pays-Bas, même si les Néerlandaises ont perdu de leur superbe. Méfiance aussi sur le Monténégro, équipe toujours difficile à jouer et troisième du dernier Euro. Enfin, quelques observateurs aguerris parlent beaucoup des progrès récents du Japon. Un Japon qui peut rêver de contrarier l’hégémonie européenne, qui dure depuis 2013 et le sacre du Brésil.


