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Hirschi, Lazkano, Teuns… les 7 pires recrues de la saison 2025

Flo Ostermann

Publié le

Hirschi, Lazkano, Teuns... les 7 pires recrues de la saison 2025
Photo Icon Sport

CYCLISME – Le marché des transferts 2025 a bouleversé le peloton, mais toutes les recrues n’ont pas brillé. Entre méforme, blessures et déceptions, retour sur les transferts les plus ratés de la saison, de Marc Hirschi à Ben O’Connor, en passant par Oier Lazkano et Alexey Lutsenko.

Le marché des transferts 2025 avait tout d’un tournant pour le cyclisme professionnel. Plusieurs équipes ont investi lourdement pour renforcer leurs effectifs : certaines ont misé sur des leaders confirmés, d’autres sur des coureurs capables de franchir un cap dans un nouvel environnement. Mais une fois la saison lancée, tous ces mouvements ne se sont pas traduits par des réussites sportives.

Entre méforme, blessures, difficulté d’adaptation et attentes trop élevées, plusieurs signatures très médiatisées ont laissé un goût d’inachevé. Retour sur les recrutements les plus décevants de l’année.

Marc Hirschi : UAE Team Emirates → Tudor Pro Cycling

Une signature ambitieuse qui n’a pas porté ses fruits. Le transfert de Marc Hirschi vers Tudor Pro Cycling avait été l’un des plus commentés de l’hiver. Pour l’équipe suisse, ce recrutement devait marquer un changement de dimension, au même titre que l’arrivée de Julian Alaphilippe. Ancien vainqueur de classiques et membre du top 10 mondial en 2024, Hirschi devait incarner la montée en puissance du projet sportif helvète.

Mais les résultats n’ont pas suivi. Le coureur suisse n’a remporté aucune course majeure et n’a jamais pesé sur les finales des grandes épreuves qu’il a disputées. Il termine la saison 56e au classement UCI, avec un seul succès – la Classique de Valence, le 26 janvier dernier –, loin de ses standards habituels. Ce transfert, pensé comme un tremplin pour la structure de Fabian Cancellara, s’est avéré plus compliqué que prévu à concrétiser sportivement.

Oier Lazkano : Movistar → Red Bull-Bora-Hansgrohe

Une adaptation difficile, et c’est peu dire. Le départ d’Oier Lazkano de Movistar vers Red Bull-Bora-Hansgrohe devait lui permettre de franchir un palier. Coureur solide et polyvalent, auteur d’une saison 2024 de haut niveau, il rejoignait une équipe ambitieuse et structurée. Mais après une campagne de Flandriennes désastreuses, silence radio. L’Espagnol n’avait plus couru depuis Paris-Roubaix, et on sait maintenant pourquoi.



L’UCI a en effet annoncé avoir suspendu l’Espagnol pour irrégularités sur son passeport biologique. Et cela aurait démarré en 2022. Ainsi, alors qu’il avait quitté les réseaux sociaux cet été, il devrait en faire de même avec son équipe.



Alexey Lutsenko : Astana → Israel-Premier Tech

Le pari de l’expérience n’a pas fonctionné. À 33 ans, Alexey Lutsenko rejoignait Israel-Premier Tech pour apporter régularité et leadership sur les courses d’une semaine ainsi que les épreuves vallonnées d’un jour. Mais la saison 2025 a confirmé un déclin amorcé. Aucun résultat marquant, un rôle discret : son apport sportif a été limité.

Ses meilleurs résultats ? Trois top 10 d’étape sur la Semaine Coppi et Bartali, dans une concurrence modeste. Ce transfert illustre les limites des paris sur des coureurs expérimentés lorsque la dynamique de performance n’est plus là.

Ben O’Connor : Decathlon AG2R La Mondiale → Jayco AlUla

Une saison contrastée entre réussite et déception. Ben O’Connor figurait parmi les plus gros transferts de l’hiver. Recruté par Jayco AlUla pour jouer le classement général sur les Grands Tours, il sortait d’une excellente année 2024 (4e du Giro, 2e de la Vuelta, vice-champion du monde).

Sa saison 2025 a été perturbée par une chute dès la première étape du Tour de France. Il s’est néanmoins illustré avec une belle victoire au sommet du Col de la Loze lors de la 18e étape. Malgré ce coup d’éclat, il n’a pas pesé durablement sur le général : son rendement global reste inférieur aux attentes.

Maxim Van Gils : Lotto Dstny → Red Bull-Bora-Hansgrohe

Une progression freinée dans une équipe dense. Très prometteur chez Lotto Dstny, Maxim Van Gils devait franchir un cap en rejoignant Red Bull-Bora-Hansgrohe. L’objectif était clair : s’imposer sur les classiques vallonnées. Mais la marche s’est révélée plus haute que prévu. Ses résultats, sans être mauvais, sont restés modestes face aux ambitions affichées. Dans une équipe riche en leaders, il n’a pas su s’affirmer.

Tout n’est pas à jeter : deux victoires d’étape (Tour d’Andalousie et Arctic Race of Norway) viennent sauver une année marquée, aussi, par les blessures et les virus. À suivre en 2026.

Sergio Higuita : Red Bull-Bora-Hansgrohe → XDS Astana

Une relance manquée. Le Colombien Sergio Higuita a quitté Bora pour rejoindre XDS Astana, espérant relancer sa carrière. L’équipe kazakhe comptait sur lui pour briller sur les courses à étapes et les épreuves vallonnées. Mais malgré une 14e place sur le Tour de France, il n’a décroché aucune victoire majeure, hormis une 5e place aux Trois Vallées Varésines. Un transfert prometteur sur le papier, resté sans éclat.

Dylan Teuns : Israel-Premier Tech → Cofidis

Une recrue attendue, des résultats trop discrets. À 33 ans, Dylan Teuns a rejoint Cofidis pour apporter son expérience sur les classiques. Mais la saison 2025 du Belge fut terne : aucun podium, aucune victoire, et une présence limitée dans les moments-clés. Dans une équipe Cofidis en quête de points pour le maintien, son impact est resté faible.

Le classement UCI le confirme : 8e meilleur marqueur de son équipe, hors du top 300 mondial. Et ce n’est pas mieux pour son coéquipier Emanuel Buchmann, seulement 12e coureur Cofidis au classement UCI 2025. Résultat : une double déception, et une relégation de l’équipe à l’échelon inférieur.

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