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Cyclisme sur route

Paret-Peintre, Pellizzari, Yates… les 7 meilleures recrues de la saison 2025

Flo Ostermann

Publié le

Paret-Peintre, Pellizzari, Yates les 7 meilleures recrues de la saison 2025
Photo Icon Sport

CYCLISME – Ils ont changé d’équipe, retrouvé la confiance ou confirmé leur potentiel. En 2025, plusieurs coureurs ont prouvé qu’un transfert bien choisi pouvait tout relancer.

Le marché des transferts en cyclisme est souvent un terrain miné. Certains y voient la promesse d’un renouveau, d’autres s’y perdent dans des projets mal taillés pour eux. Mais cette saison 2025 a réservé plusieurs réussites éclatantes. Des coureurs ont trouvé, grâce à un simple changement d’équipe, le cadre idéal pour s’exprimer. Sept d’entre eux se sont distingués, transformant leur pari de l’hiver en réalité de l’été.

Valentin Paret-Peintre : de Decathlon AG2R La Mondiale à Soudal Quick-Step

Après une saison 2024 où il s’est révélé avec brio, Valentin Paret-Peintre a sauté le pas. En rejoignant Soudal Quick-Step, le grimpeur de 24 ans a trouvé bien plus qu’un maillot prestigieux : il a intégré une équipe qui croit réellement en son potentiel.

Dès le mois de février, il annonçait la couleur au Tour d’Oman, où il remportait l’étape reine de Green Mountain avant de terminer deuxième du général derrière Adam Yates. Mais c’est au Tour de France qu’il a marqué les esprits, en s’imposant sur la mythique montée du Mont Ventoux, lors de la 16ᵉ étape, sauvant la patrie sur cette Grande Boucle. Une victoire d’autant plus symbolique qu’aucun Français n’y avait triomphé depuis plus de vingt ans.

Travailleur, discret, mais redoutable quand la route s’élève, Paret-Peintre s’impose comme l’une des confirmations françaises de l’année. Son transfert, accueilli avec curiosité, s’est transformé en coup de maître.

Simon Yates : de Jayco AlUla à Visma-Lease a Bike

À 32 ans, Simon Yates avait besoin d’un nouveau défi pour relancer sa carrière. L’équipe néerlandaise Visma-Lease a Bike, déjà dominante, a vu en lui un complément idéal à ses leaders. Et le Britannique a répondu présent.



Au Tour d’Italie, il a livré une prestation d’expérience, se montrant régulier et endossant le maillot rose sur l’étape du Colle delle Finestre, avant de résister jusqu’à Rome face à Isaac Del Toro et Richard Carapaz. Sur le Tour de France, il a confirmé son statut en s’imposant au Mont-Dore Puy de Sancy, avant d’épauler Jonas Vingegaard dans la conquête du général. L’arrivée de Yates a apporté à l’équipe un surcroît de maturité et de stabilité autour du Danois.

Jhonatan Narváez : d’INEOS Grenadiers à UAE Team Emirates XRG

L’Équatorien est la preuve qu’il existe encore des transferts intelligents dans le cyclisme moderne. Chez UAE Team Emirates XRG, Jhonatan Narváez a trouvé un rôle parfaitement taillé pour lui : celui du coureur polyvalent, capable de gagner seul ou de servir de lieutenant à Tadej Pogacar.



Dès le mois de janvier, il s’est illustré en remportant le Tour Down Under, avant de jouer un rôle clé dans les campagnes victorieuses du Slovène, que ce soit sur les classiques ou sur le Tour de France. Son travail, discret, mais fondamental, a impressionné les observateurs. UAE cherchait un coureur fiable et complet : Narváez a parfaitement répondu à l’attente.

Tom Pidcock : d’INEOS Grenadiers à Q36.5 Pro Cycling Team

C’était le transfert le plus inattendu de l’hiver, et sans doute l’un des plus inspirés. Lassé du carcan hiérarchique d’INEOS, Tom Pidcock a choisi de rejoindre Q36.5 Pro Cycling Team, une structure plus libre et centrée sur la performance individuelle. L’effet a été immédiat : le Britannique s’offre l’AlUla Tour avec deux étapes en prime, avant de lever les bras sur le Tour d’Andalousie.

Sur les classiques printanières, il a retrouvé le mordant de ses débuts, signant plusieurs podiums : deuxième des Strade Bianche et troisième de la Flèche Wallonne. Son Giro aura été moins convaincant, ayant tenté de jouer le général, mais il s’est bien rattrapé sur la deuxième moitié de saison, entre victoires d’étapes et régularité. Un changement d’air salutaire.

Giulio Pellizzari : de VF Group-Bardiani CSF à Red Bull-Bora-Hansgrohe

À seulement 20 ans, Giulio Pellizzari incarne la relève italienne. En rejoignant Red Bull-Bora-Hansgrohe, il a intégré une structure capable d’accompagner sa progression tout en lui laissant la liberté d’attaquer. Et il n’a pas tardé à justifier la confiance placée en lui.

Sur le Giro d’Italia, il a enflammé la montagne par son audace, multipliant les échappées et décrochant un podium d’étape à San Valentino avant de terminer 6ᵉ du général. Quelques mois plus tard, il s’est offert sa première victoire professionnelle sur la 17ᵉ étape du Tour d’Espagne, remportée en solitaire à El Morredero. Chez Bora, Pellizzari n’est plus une promesse : il est déjà une confirmation.

Lenny Martinez : de Groupama-FDJ à Bahrain Victorious

Changement de maillot, mais pas d’ambition en baisse. Lenny Martinez a quitté Groupama-FDJ pour Bahrain Victorious avec l’objectif de franchir un cap – pari réussi. Dès le mois de mars, il s’est imposé sur la 5ᵉ étape du Paris-Nice à la Côte-Saint-André, avant de remporter des succès au Tour de Romandie et au Critérium du Dauphiné.

Sur le Tour de France, il s’est battu pour le maillot à pois du meilleur grimpeur, se montrant offensif dans les étapes de montagne. Sa fin de saison, ponctuée par un podium sur le Tour d’Émilie et une victoire à la Japan Cup, a confirmé sa régularité et sa maturité. À 21 ans, Martinez symbolise la nouvelle génération française capable de rivaliser avec les meilleurs.

Louis Barré : d’Arkéa-B&B Hotels à Intermarché-Wanty

Dans l’ombre des grands transferts, celui de Louis Barré a d’abord semblé anecdotique. Pourtant, le Breton a trouvé chez Intermarché — Wanty un environnement idéal pour exprimer son potentiel.

Toujours actif dans les échappées, il a signé plusieurs résultats probants, dont une 6ᵉ place sur l’Amstel Gold Race, avant de découvrir le Tour de France où il s’est souvent illustré à l’avant. Sa 6ᵉ place au Grand Prix de Montréal, où il fut le seul à suivre un temps Tadej Pogacar et Brandon McNulty, lui a valu une sélection méritée pour les Mondiaux au Rwanda.

Ses qualités de puncheur-grimpeur ont fait de lui le deuxième meilleur pourvoyeur de points UCI de son équipe. Ce transfert, sans éclat médiatique, illustre le savoir-faire d’Intermarché, capable de transformer des coureurs de l’ombre en valeurs sûres. À noter que Barré rejoindra Visma-Lease a Bike en 2026. Peut-être le retrouvera-t-on dans ce classement l’an prochain ?

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