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Vendée Globe 2020

Vendée Globe – Vingt skippers ont franchi la ligne d’arrivée : un record

Tom

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Photo Jean-Louis Carli / Alea

Vendée Globe 2020 – Avec l’arrivée de l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) hier soir, les skippers sont maintenant vingt à avoir complété leur tour du monde. Ce nombre constitue un record depuis la création du Vendée Globe en 1989. Sans compter que cinq bateaux sont encore en mer.

Ils sont pour l’instant deux de plus qu’en 2016/17 et presque trois fois plus que sur la première édition en 1989/90. Jamais vingt skippers d’une même édition n’avaient réussi l’exploit de terminer un Vendée Globe. Didac Costa est venu se rajouter à une liste qui devrait encore s’allonger avec les arrivées dans les prochains jours de Clément Giraud, Miranda Merron, Manuel Cousin, Alexia Barrier et Ari Huusela. Sauf accident pour ces derniers arrivés, ce sont donc 25 skippers, dont quatre femmes (record), huit étrangers (record) et quatorze rookies (record), qui pourront se targuer d’avoir bouclé ce tour du monde.

Les raisons d’une telle réussite

Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’autant de bateaux aient réussi leur Vendée Globe. Seulement huit ont en effet abandonné sur les 33 participants, alors que onze avaient jeté l’éponge sur les 29 engagés en 2016/17. D’abord, la technique a largement évolué, à la fois dans la performance des bateaux mais aussi dans les outils utilisés à bord. La communication entre les skippers et leur équipe a par exemple largement été facilitée par les radios, caméras, smartphones et ordinateurs, permettant une meilleure réactivité au moindre pépin technique. Nombreux sont les skippers à avoir pu réparer leurs avaries sous les conseils de leurs ingénieurs à terre.

La direction du Vendée Globe a aussi tenu à ce que tous les projets retenus soient viables et compétitifs. Tous les skippers ont été priés de réaliser un «parcours de qualification», soit participer au préalable à des courses comme la Route du Rhum ou le Transat Jacques-Vabre. Ce, afin de mieux connaître leurs bateaux et d’accumuler de l’expérience. Un délai supplémentaire a aussi été accordé pour confirmer les financements des projets en période de crise sanitaire. De quoi limiter les projets abandonnés et les abandons en course.

Enfin, il semble que les bateaux n’ont pas pu être poussés dans leur retranchements à cause d’une météo capricieuse. Dans les mers du Sud notamment, plusieurs skippers ont été frustrés de ne pas pouvoir aller plus vite. Un ingénieur de l’équipe de Jérémie Beyou l’a expliqué à Ouest-France :

Les conditions propices n’ont pas eu lieu sur ce Vendée Globe […] Statistiquement, on rencontre des systèmes météo où l’on peut lâcher les chevaux, trois ou quatre fois dans un Vendée Globe. Et là, ils en ont eu zéro.

Le nombre d’abandons a ainsi été limité puisque les bateaux ont été mieux préservés, aux dépens des temps de course. Un seul skipper (Sébastien Destremau) a jeté l’éponge entre le Cap de Bonne-Espérance et le Cap Horn, contre six lors de l’édition précédente. Un ralentissement général qui peut aussi expliquer les faibles écarts constatés à l’arrivée. Cette édition 2020/21 restera donc historique sur bien des points.

Tom Compayrot


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