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Gobert, Fournier, Batum, Luwawu-Cabarrot : notre premier bilan des Français en NBA

Sébastien Gente

Publié le

Gobert, Fournier, Batum, Luwawu-Cabarrot notre premier bilan des Français en NBA
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2021/2022 – Les deux mois de compétition ont été franchis, l’occasion de faire un point sur le parcours des Français engagés dans la grande ligue. Comme attendu, Rudy Gobert confirme son statut de meilleur Tricolore outre-Atlantique. Les jeunes tentent de faire leur trou, alors qu’Evan Fournier a clairement du pain sur la planche à New York.

Les tops

Rudy Gobert : Attendu au tournant après l’échec du Jazz lors des derniers playoffs, Rudy Gobert répond présent. Toujours monstrueux en défense, il est le meilleur rebondeur de la ligue (15 prises de moyenne), le deuxième contreur (2.2 par match), et le meilleur à l’efficacité au tir (72.3% de réussite). Il demeure la principale arme dissuasive de la NBA, quoi qu’en dise Patrick Beverley. Mais il est surtout le fer de lance de son équipe, troisième à l’Ouest, meilleure attaque, première au rebond, au pourcentage de réussite au tir et au nombre de trois points rentrés. De plus, il a montré certains progrès offensifs, son entente avec Mike Conley étant l’une des clés de la réussite de son équipe. Il sera parmi les favoris pour décrocher son quatrième trophée de Defensive Player of the Year, mais il sera attendu essentiellement en playoffs, où Utah doit une revanche à ses fans après la déception de la saison passée.

Thimothée Luwawu-Cabarrot : La bonne surprise de la saison. Non conservé par les Nets de façon surprenante, le Frenchie a rebondi au dernier moment chez les Atlanta Hawks. Simple joueur de complément, il a d’abord répondu présent sur un faible temps de jeu. Mais quand son équipe a connu plusieurs blessures sur les postes 2 et 3, Luwawu-Cabarrot s’est imposé comme titulaire, poste qu’il occupe depuis une dizaine de matchs. Il apporte ce dont son équipe a besoin, de l’énergie en défense, du jeu sans ballon, et du shoot à trois points. A 26 ans, l’ailier profite au mieux de la chance qui lui a été accordée.

Killian Tillie : Dans une équipe de Memphis surprenante quatrième à l’Ouest, Killian Tillie commence à se montrer. Pour sa deuxième saison, l’intérieur voit son temps de jeu passer au-delà des 10 minutes et gagne petit à petit de l’espace dans le Tennessee. Two-way contract, il a déjà disputé autant de matchs que la saison dernière (18), et l’avenir s’annonce ensoleillé pour Tillie, surtout s’il parvient à disputer les playoffs.


Ils peuvent mieux faire

Nicolas Batum, perturbé par le Covid et les blessures, semble légèrement en retrait par rapport à la saison passée. Mais on connait le profil du capitaine des Bleus, et il demeure précieux la majorité du temps, dans une équipe des Clippers qui garde le cap malgré la blessure de Kawhi Leonard. Frank Ntilikina, récupéré par Dallas, montre des bonnes choses par intermittence, mais manque de régularité offensive pour pourvoir s’imposer totalement dans la rotation des Mavericks.

Au sein de Pistons en reconstruction, Killian Hayes est titulaire à la mène aux côtés de Cade Cunningham. La paire commence à trouver ses marques, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous pour le Frenchie. Peu utilisé à Denver, le two-way contract Petr Cornelie est toutefois efficace sur un faible temps de jeu, et il devra prendre son mal en patience pour trouver une place plus importante dans l’effectif, mais le Français effectue son apprentissage de la grande ligue dans une équipe candidate au titre, ce qui ne peut qu’être bénéfique.






Les déceptions

On attendait forcément plus d’Evan Fournier. Sa signature à New York avait soulevé beaucoup d’enthousiasme, mais le pari n’est pas réussi pour l’instant. Les stats de Fournier sont en chute libre malgré un temps de jeu stable, et les résultats des Knicks sont décevants, puisqu’ils sont 12èmes à l’Est ! L’équipe se cherche, Fournier semble parfois errer comme une âme en peine, malgré une poignée de matchs réussis (notamment face à son ancienne équipe des Celtics), et on s’interroge sur son futur aux Knicks. Si New York manque les playoffs, Fournier pourrait être désigné coupable, et à 29 ans, il n’a plus de temps à perdre.

Les autres Frenchies ont connu des fortunes diverses dans cette saison NBA. Non conservé aux Pistons, Sekou Doumbouya a été récupéré par les Nets, les Rockets, puis les Lakers, mais n’a disputé que deux matchs avant d’être coupé, et il est désormais en attente d’une nouvelle opportunité. Les Lakers n’ont également pas conservé Joël Ayayi, qu’ils avaient signé en two-way contract. Les Wizards ont récupéré le meneur, mais celui-ci est utilisé en bout de rotation sans réelle chance de briller.

A Memphis, Yves Pons n’a pour l’instant disputé que quelques bouts de match, et attend sa chance dans une équipe réputée pour faire confiance à ses jeunes. Enfin, c’est le flou concernant la situation de Théo Maledon au Thunder. Après une première saison prometteuse dans une équipe en reconstruction, le Français a vu son rôle diminuer (il est passé de 27 à 11 minutes de jeu en moyenne), et forcément, son efficacité s’en ressent. Il semblerait que le coach Mark Daignault ne fasse plus confiance à Maledon mais au rookie Josh Giddey pour épauler Shaï Gilgeous-Alexander, et désormais, il devra se contenter d’être un remplaçant en NBA, en attendant des jours meilleurs.

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