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Championnats du monde de biathlon

Biathlon Championnats du monde : Les équipes de France favorites de leur relais, vraiment ?

Killian Tanguy

Publié le

Biathlon Championnats du monde Les équipes de France favorites de leur relais, vraiment
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS DU MONDE DE BIATHLON 2025 – Les équipes de France disputent ce samedi leur relais. Les femmes sont championnes du monde en titre, mais n’ont pas encore gagné cette saison. Les hommes, troisièmes des Mondiaux de Nové Mesto en 2024, sont invaincus depuis le début de la saison. Peut-on en faire les favoris ?

Six courses individuelles, huit médailles. Deux relais, deux titres. Et une première place au classement des médailles. Tout va bien, pour le moment, pour la France aux championnats du monde de biathlon 2025 à Lenzerheide (Suisse), surtout que cette réussite est générale avec cinq médaillés différents sur les courses individuelles : Justine Braisaz-Bouchet titrée sur le sprint et médaillée de bronze de la poursuite, Julia Simon et Lou Jeanmonnot 1ère et 3ème de l’individuel, Éric Perrot titré sur l’individuel et 3ème de la poursuite et Quentin Fillon Maillet deux fois en bronze sur le sprint et l’individuel.

Les Bleus pour le carton plein

Avec une telle polyvalence, il est logique d’espérer voir les deux équipes de France aux avant-postes sur les relais. Les hommes, qui vont aligner Émilien Claude, Fabien Claude, Éric Perrot et Quentin Fillon Maillet, ont remporté les quatre premiers relais de la saison – Kontiolahti (Finlande) le 1er décembre, Hochfilzen (Autriche) le 15 décembre, Ruhpolding (Allemagne) le 17 janvier et Antholz-Anterselva (Italie) le 25 janvier. Mais jamais avec cette composition d’équipe.

Pour grimper sur la plus haute marche du podium, le groupe masculin, pas toujours le plus rapide sur les skis, s’est, à chaque fois, appuyé sur un tir solide. Lors du premier relais, en ouverture de la saison, les Bleus avaient presque fait la course parfaite. Auteurs du meilleur temps sur les skis, ils avaient fait un tir à 38/40. Seul Émilien Jacquelin avait dû piocher à deux reprises sur le dernier tir. À Hochfilzen, sur la seule étape où les Français n’ont pas été les plus efficaces au tir – dix pioches, contre huit pour les Norvégiens – les coéquipiers de Johannes Boe avaient dû faire un tour de pénalité et se contenter de la deuxième place. C’est certainement ce qui explique l’absence de Jacquelin, qui a commis 13 fautes sur les courses individuelles et quatre sur le relais mixte sur ces Mondiaux.

Afin de décrocher la médaille d’or, les Bleus savent donc ce qu’il leur reste à faire : être les plus efficients possible derrière la carabine. Et ce ne sont pas les Bleues qui vont dire le contraire. Les championnes du monde en titre sont montées sur le podium des quatre premiers relais de la saison, sans jamais parvenir à accéder à la plus haute marche.

Un titre à conserver pour les Françaises

Deuxièmes à Kontiolahti et Hochfilzen, puis 3èmes à Ruhpolding et Antholz-Anterselva, les Bleues ne sont jamais parvenues à être plus efficaces que leurs adversaires sur le pas de tir. Avec entre 7 et 13 pioches par relais, le temps perdu était trop important pour battre leurs adversaires. Lors de leurs deux victoires à Hochfilzen et Ruhpolding, les Allemandes avaient réalisé un relais à 36/40. Pour ce relais des championnats du monde, les Françaises aligneront Lou Jeanmonnot, Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet, et Julia Simon, là aussi une composition inédite cette saison. Mais à l’image de toutes leurs médailles déjà autour de leur cou sur ces Mondiaux, elles ont déjà prouvé qu’elles savaient tirer au centre de la cible.

La bonne préparation des skis à Lenzerheide

Surtout que sur la piste, la France est la nation la plus rapide depuis le début de ces championnats du monde. Le relais mixte simple a réalisé le meilleur temps de ski en ouverture des Mondiaux, les Françaises sont quatre dans le Top 10 des temps de ski sur le sprint – dont Justine Braisaz-Bouchet en haut du classement, trois dans le Top 10 sur la poursuite et quatre sur l’individuel, avec JBB, Simon et Jeanmonnot aux trois premières places.





Les hommes font tout aussi bien en étant quatre dans les dix meilleurs temps de ski sur le sprint et la poursuite, ainsi que trois sur l’individuel. Les trois minutes de pénalité concédées par Quentin Fillon Maillet sur l’individuel, à cause de ses trois fautes au tir, ne l’avaient pas empêché de terminer sur le podium, devant des athlètes qui avaient été bien plus précis. Un avantage psychologique indéniable sur la ligne de départ. Et si les Bleus et les Bleues décrochent l’or ce samedi, une partie de la médaille sera aussi pour les techniciens.

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