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Bilan NBA 2023 : La philosophie de Tom Thibodeau a enfin fonctionné pour les Knicks

Tom Compayrot

Publié le

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SAISON NBA 2022-2023 – Alors que les playoffs suivent leur cours, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes déjà éliminées. Focus aujourd’hui sur les New York Knicks, éliminés après une saison honorable en demi-finales de conférence par le Miami Heat.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Knicks

Après une saison 2021/22 terminée à la 11ème place de l’Est, on en attendait peu des Knicks cette saison. Le sursaut d’orgueil semblait peu probable tant la relation entre les joueurs et le coach s’était détériorée, et que leur leader Julius Randle avait perdu de sa superbe. Cette belle saison 2022/23 en a donc surpris plus d’un. Les Knicks ont terminé la saison régulière avec la 4ème meilleure attaque de NBA (117.0 d’Offensive Rating) et la 19ème meilleure défense (114.2 de Defensive Rating). De quoi leur assurer une place en postseason en 5ème position, derrière un Top 4 intouchable à l’Est. Ils ont aussi passé un tour de playoffs en surmontant l’obstacle Cavs, avant de perdre 4-2 contre les futurs finalistes, le Miami Heat.

La recette de cette saison n’a pas vraiment changé par rapport à la précédente. L’effectif est resté quasiment le même, mise à part l’arrivée de Jalen Brunson, qui a changé beaucoup de choses. Au niveau des rotations, le coach Tom Thibodeau est resté aussi drastique qu’à son habitude, en mettant sur le côté plusieurs joueurs. Mais cette fois, pour les remplacer, il a trouvé des joueurs correspondant à son identité : volontaires en défense et prêts à disputer des énormes temps de jeu. À l’image de Quentin Grimes ou Josh Hart, arrivé en cours de saison.

Alors l’équipe a commencé à dérouler un excellent basket, et à viser très haut. Si bien que cette élimination en demi-finale de conférence a été vécue comme une déception. Pour preuve, la franchise new-yorkaise, qui n’a pas atteint les finales de conférence depuis la saison 1999/2000, a refusé de conduire des conférences de presse de fin de saison, comme le font traditionnellement les franchises NBA. Aucun joueur ou membre du staff n’a voulu s’exprimer pour faire le bilan. La page est déjà tournée vers la saison prochaine, où ils espèrent bien faire encore mieux.

Notre prévision en début de saison : 11èmes  / Classement final : 5èmes


Le MVP et MIP : Jalen Brunson

Signé l’été dernier pour 104 millions de $ sur 4 ans, Jalen Brunson a montré qu’il méritait son contrat, malgré les doutes que l’on pouvait avoir. Au sortir d’une saison honorable dans l’ombre de Luka Doncic avec les Dallas Mavericks (16.3 points et 4.8 passes de moyenne), il a tout simplement explosé cette saison (24.0 points et 6.2 passes). Au-delà de l’explosion statistique, il est aussi devenu un vrai leader. Une progression telle qu’il a été finaliste du trophée de MIP, finalement décroché par Lauri Markkanen.

Aux Knicks, Brunson a changé la face de son équipe. Le poste de meneur était le plus faible de la franchise new-yorkaise depuis de nombreuses années. Il est devenu le poste le plus fort en l’espace d’une saison. Le natif du New Jersey a montré qu’il avait les épaules pour mener une équipe compétitive, ce qu’il n’avait encore jamais fait depuis son arrivée en NBA. Il a notamment soulagé Julius Randle en prenant ses responsabilités dans le money time. Sur l’ensemble de la saison, il a marqué moins de points que son ailier fort, mais avec beaucoup plus d’efficacité. Véritable artiste dans la raquette, il a rendu fou les défenseurs de NBA. Encore plus en playoffs, où il a marqué quasiment 28 points de moyenne, alors que ses coéquipiers passaient à côté. Montrant qu’il était réellement le MVP de son équipe.





Le DPOY : Mitchell Robinson

Même si la défense collective des Knicks n’a pas vraiment été au rendez-vous cette saison, elle aurait été encore pire sans Mitchell Robinson. Ancre défensive dans la raquette, le pivot américain a fait le maximum qu’il pouvait dans son rôle de protecteur de cercle. Il a une nouvelle fois terminé dans le top 10 des meilleurs contreurs de la ligue (6ème avec 1.8 contre de moyenne), et a même battu son record en carrière aux rebonds (9.4). De quoi le considérer dans la course au meilleur défenseur de NBA, selon ses dires en début de saison : « J’essaye d’avoir ce trophée. Je vais continuer à me battre pour l’avoir. » Même s’il s’est plusieurs fois plaint de son manque d’implication en attaque, sa force de dissuasion proche du panier est ce qui lui permettra de garder une place dans la grande ligue.

Le 6th man : Immanuel Quickley

Après Jalen Brunson, voilà un autre joueur de New-York qui a terminé finaliste dans une course au trophée. Pour la première fois de sa carrière, Immanuel Quickley a en effet failli être nommé 6ème homme de l’année en NBA, échouant à quelques voix près derrière Malcolm Brogdon. Il a pourtant marqué autant de points en moyenne que le joueur des Celtics (14.9). Sans la concurrence d’Evan Fournier et Derrick Rose, tous deux écartés de la rotation, Quickley a eu tous les ballons en sortie de banc. Une opportunité dont il a profité au maximum, avec des pointes à 38, 39 et 40 points. Ses playoffs ratés ne viendront pas ternir ce qui fut la meilleure saison de sa carrière.

La déception : Evan Fournier

Il est celui qui a le plus souffert de cette belle saison des Knicks. Evan Fournier n’a quasiment pas participé à celle-ci, sur décision du coach. D’abord dans le cinq majeur sur les premiers matchs, il a descendu les échelons dans la rotation jusqu’à en être totalement écarté à la mi-novembre. Il n’a ensuite joué qu’une dizaine de matchs jusqu’à la fin de saison. Son mauvais début de saison (35% au tir en 2022) a été immédiatement puni par Tom Thibodeau. D’autant plus que ses lacunes défensives n’étaient tout simplement pas acceptables pour le coach américain, qui lui a trouvé le parfait remplaçant en Quentin Grimes. Pour le Français, la seule issue est maintenant un transfert, comme il l’a expliqué : « C’est évident qu’il va y avoir des changements et que je vais être transféré. »

Quel avenir pour les Knicks ?

Cet été, les Knicks ne devraient changer que quelques pièces dans leur effectif. Derrick Rose (team option) et Evan Fournier (transfert) ne joueront sûrement pas avec le maillot new-yorkais la saison prochaine. Le sort de Josh Hart, qui possède une player option à 12 millions de $, mais qui pourrait demander un contrat long terme, doit encore être décidé. Tous les autres joueurs sont sous contrat. Enfin, les Knicks ne pourront pas sélectionner de rookies à la Draft, tous leurs choix ayant été échangés dans des transferts. Le cinq majeur et les premiers remplaçants seront donc sans doute les mêmes en 2023/24. Avec l’objectif de faire mieux qu’une demi-finale de conférence.

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