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NBA 2023-2024

Bilan NBA 2024 : Les Pacers auront surpris toute la saison… et jusqu’aux playoffs

Paul Lalevee

Publié le

Bilan NBA 2024 Les Pacers auront surpris toute la saison... et jusqu'aux playoffs
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2023-2024 – Alors que les Finales sont terminées, l’heure est venue de faire le bilan de la saison des franchises déjà éliminées. Aujourd’hui, place à une équipe qui a fait vibrer nombre de fans NBA cette année, les Indiana Pacers de Tyrese Haliburton.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Pacers

Plus que réussie, et ce jusqu’aux playoffs. La saison des Pacers a été magnifiée par un jeu offensif somptueux (11 matchs à + de 140 points inscrits). Avec Tyrese Haliburton à la baguette, Indiana a inscrit des points, beaucoup de points (2e attaque de la Ligue, avec la 2e pace). Accompagné du nouveau venu Pascal Siakam, le meneur a poussé son équipe vers les sommets. Le départ de Bruce Brown, pourtant l’arrivée de l’été il y a un an, n’a pas été vécu comme une douloureuse séparation. L’attrait de l’ancien des Raptors était trop important, et la volonté des dirigeants de l’ajouter à Haliburton trop grande.

Même entouré de solides défenseurs comme Nesmith ou Turner, la défense d’Indiana a souffert de ce jeu rapide. Seulement 24e défense de la Ligue. Sur la saison régulière, ils ont encaissé 17 fois plus de 130 points. Avec une réelle difficulté au rebond (Pascal Siakam meilleur rebondeur avec 7,8 prises par match), notamment défensifs (3e pire équipe NBA dans ce domaine). Les Pacers ont toutefois été finalistes de la NBA Cup face aux Lakers. Les jeunes pousses comme Andrew Nembhard ou Benedict Mathurin  ont bien progressé cette saison. TJ McConnell a lui parfaitement occupé le rôle de meneur backup derrière Haliburton (10 points, 5,5 passes), avec notamment Obi Toppin pour finir à l’arceau, avec des dunks toujours aussi spectaculaires.

Et en playoffs, Indiana a fait plus que surprendre. Après avoir profité de Bucks affaiblis, les hommes de Rick Carlisle ont disposé des New York Knicks en demi-finale de Conférence. Face à un Jalen Brunson en feu et un Donte DiVincenzo en réussite à 3 points, le collectif des Pacers a trouvé la solution, même des batailles défensives (victoire 121-89 au G4). Mais la dernière marche était trop haute : Boston. Face aux Celtics, l’absence sur les deux derniers matchs de Tyrese Haliburton a coûté trop cher. Le résultat est salé (4-0 Boston), mais le bilan est plus que satisfaisant pour une équipe ambitieuse des Pacers.

Notre prévision en début de saison : 9e  / Classement final : 6e


Le MVP : Tyrese Haliburton

Un début de saison en fanfare qui lui a permis d’être titulaire au All-Star Game. Tyrese Haliburton n’a que 24 ans mais déjà tous les fans d’Indiana dans la poche. Grâce à ses passes extraordinaires et son jeu offensif léché, il était quasiment le meilleur meneur NBA sur les 30 premiers matchs de la saison (24,9 points, 12,7 passes). Mais une blessure l’a coupé dans son élan. Après presque 3 semaines d’arrêt, Haliburton a voulu revenir vite, trop vite. Sans doute pour éviter de passer sous la barre des 65 matchs nécessaires pour les trophées (et pour les bonus de salaire). Mais ce retour précipité lui a coûté une bonne fin de saison.

Et sa blessure s’est réveillée au pire des moments, lors des Finales de Conférence face à Boston. Alors qu’il avait été bon face à Milwaukee et New York, son absence s’est révélée trop lourde à gérer pour ses coéquipiers. « Tous les jeunes joueurs vivent cela. Ils apprennent avec l’expérience, sur le tas », rappelle Rick Carlisle. « On l’aide le plus possible, on fait tout ce qu’on peut pour le protéger sur et en dehors du terrain. C’est notre franchise player. Et chaque jour est un nouveau jour. », avait évoqué son coach Rick Carlisle à l’aube des playoffs.

Alors que son extension de 207 millions de dollars sur 5 ans débute l’année prochaine, Tyrese Haliburton devra réaliser une saison au moins aussi réussie (20,1 points, 10,9 passes) et retourner loin en playoffs pour éviter les critiques. Mais aussi et surtout s’impliquer en défense, lui qui est trop laxiste de ce côté du terrain.

Le MIP : Aaron Nesmith

Arrivé en 2022 de Boston contre Malcolm Brogdon, Aaron Nesmith est au cours de l’année devenu titulaire sur le poste 3. Le jeune ailier s’est notamment vu confier d’importantes missions défensives. C’était notamment lui le premier défenseur sur Jalen Brunson face à New York en playoffs. Mais ce n’est pas seulement ça Aaron Nesmith. Quand il est arrivé en NBA, il était reconnu pour sa qualité de tir à 3 points. Et cette saison, il a encore prouvé qu’il était une menace derrière l’arc. 42 % à 3 points sur l’ensemble de la saison pour 12,2 points, et un statut de titulaire pour les années à venir dans une équipe qui est allée en finale de Conférence. Prolongé l’an dernier pour 33 millions sur 3 ans, Aaron Nesmith forme un solide duo 3-4 avec Pascal Siakam, et cela devrait continuer la saison prochaine.

Le DPOY : Myles Turner

Pas simple d’être pivot dans une équipe qui joue à 2000 à l’heure et qui n’est pas une équipe défensive. Myles Turner a souvent été laissé seul en défense, même si l’arrivée de Pascal Siakam a été un véritable plus. Mais avec Tyrese Haliburton en mode passoire sur le premier rideau, le travail de Myles Turner s’est souvent révélé être mission impossible. Alors qu’en 2021, sa saison défensive avait fait de lui un candidat au titre de Défenseur de l’année, le bilan défensif des Pacers cette saison empêche Turner d’envisager une place dans ce classement. Ses 1,9 contre par match cette saison sont sa marque de fabrique (2,2 contres de moyenne en carrière).

Sa moyenne de rebonds a toujours été critiqué, et cette saison n’y échappera pas. Capter seulement 6,9 rebonds lorsque l’on mesure 2,11 m en étant pivot est une hérésie dans le basket actuel. Drafté en 2015 par Indiana, Myles Turner reste toutefois le point d’ancrage défensif de la formation dirigée par Rick Carlisle.

La déception : Buddy Hield

En fin de contrat cet été, Buddy Hield a quitté les Pacers en cours de saison. Après deux saisons dans l’Indiana, l’arrière shooteur n’arrivait pas à trouver un accord pour une prolongation. Régulièrement encensé pour sa réussite à 3 points, Hield était en grande difficulté en début de saison (38 % de réussite, contre 42,5 % de réussite l’an passé). Et son manque d’investissement défensif, connu depuis plusieurs saisons, s’est encore davantage remarqué cette saison. Les jeunes pousses de l’Indiana (Nesmith, Nembhard, Mathurin) poussaient derrière le Bahaméen pour récupérer sa place de titulaire.

Il a donc été envoyé aux Sixers, en février, à la trade deadline. Et là-bas, il n’a pas non plus convaincu. Sorti de la rotation par Nick Nurse, Buddy Hield est sans contrat pour la saison prochaine. Cependant, plusieurs équipes auraient déjà manifesté leur volonté de l’ajouter à leur effectif.

Quel avenir pour les Pacers ?

La prolongation de Pascal Siakam était la priorité n°1 des Pacers en fin de saison. L’ailier fort, arrivé en janvier, était free agent cet été. Avant même le début de la Free Agency, Indiana a fait le nécessaire en prolongeant l’ancien de Toronto. De quoi assurer une certaine stabilité au début de la saison prochaine.

Un joueur apprécié par les joueurs comme par les dirigeants. Pour Haliburton, « C’est très important de conserver Pascal. C’est juste une super recrue pour notre équipe et un joueur extraordinaire ». De son côté, le General Manager Chad Buchanan aime « sa personnalité, son leadership, son expérience (qui) ont été très précieux pour beaucoup de nos jeunes joueurs. Il a également connu de beaux playoffs et il semble être heureux ici ».

Andrew Nembhard, après de jolis playoffs avec la blessure de Tyrese Haliburton, peut lui prétendre à une extension alors qu’il lui reste un an de contrat. Le contrat de TJ McConnell n’est que partiellement garanti, tandis que Myles Turner ne compte plus qu’un an de contrat. Les comptes des Pacers risquent de s’étoffer cet été. Tandis que les jeunes (Mathurin, Nesmith) continuent de progresser et pourraient demander des prolongations l’été prochain.

La bulle Disney pendant le Covid, le Tour 2019, la Coupe du monde 2018. Ces trois événements majeurs sont ancrés dans ma tête de fan de sport, négativement ou positivement. Passionné de sport depuis l'enfance, j'ai décidé de mettre ma passion de l'écriture au service de cette première passion.

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