Coupe du monde de biathlon : Ce qu’on a aimé et moins aimé
COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2023/2024 – La saison terminée, l’heure est donc venue d’en tirer des bilans. Pour conclure, on vous propose de revenir sur ce qui nous a plu et déplu lors de ces cinq mois de compétition.
On a aimé
Les résultats historiques de l’équipe de France féminine
Pour les fans du biathlon français, cette saison a été magistrale. En effet, les biathlètes féminines tricolores ont réalisé des résultats inédits et bien au-delà des attentes. Pas moins de 34 podiums dont 14 victoires. Et ce n’est que pour ce qui est des performances individuelles, car en relais, les filles ont brillé aussi avec notamment deux victoires dont celle lors du relais des Mondiaux. Une victoire qui restera dans les annales du biathlon français, puisque jamais aucune équipe française n’avait ramené l’or sur le relais femmes.
🇫🇷 LES BLEUES SONT CHAMPIONNES DU MONDE DU RELAIS POUR LA PREMIERE FOIS DE L’HISTOIRE ! #lequipeBIATHLON pic.twitter.com/sD51pAvV9L
— la chaine L’Équipe (@lachainelequipe) February 17, 2024
Lors de ces Mondiaux, les Françaises ont roulé sur leurs adversaires. La reine de ces Mondiaux est d’ailleurs française, il s’agit de Julia Simon qui repart avec quatre titres et une médaille de bronze. Pour couronner ce franc succès, les Tricolores repartent avec le globe de la Coupe des Nations.
Si ce bilan est aussi extraordinaire, c’est que la concurrence était bien présente. Lisa Vittozzi, Ingrid Tandrevold, Lena Haecki-Gross, Elvira Oeberg ou encore Franziska Preuss, toutes ces filles n’ont pas rendu la tâche facile aux tricolores.
La lutte pour le gros globe jusqu’au dernier jour
Jusqu’à l’ultime course, la mass start de Canmore (Canada), le gros globe n’était pas assuré chez les dames. Tout le long de la saison, le classement général féminin nous a offert un suspense à couper le souffle. Bien partie, Ingrid Tandrevold, a connu des Mondiaux difficiles, et a dû rebondir pour tenter de conserver le dossard jaune. Mais elles étaient encore 4 à pouvoir lui chiper : Justine Braisaz-Bouchet, Julia Simon, Lou Jeanmonnot et Lisa Vittozzi.
Si c’était JBB qui était la plus proche, un manque de réussite et une baisse de forme en fin de saison, lui ont coûté ses chances. Derrière, l’Italienne Lisa Vittozzi a fait preuve d’une grande solidité sur chaque course pour grappiller des points à sa rivale. Lors de l’avant-dernière course, une victoire de l’Italienne lui permettait de récupérer le dossard jaune et de définitivement distancer les Françaises.
La Norvégienne pouvait encore y croire en cas de victoire et de contre-performance de l’Italienne. Si le second point s’est réalisé (21ème place pour Vittozzi), le résultat de Tandrevold n’a pas suffi. Huitième et une 3ème place finalement, puisque Lou Jeanmonnot en l’emportant venait échouer à 23 petits points du graal.
🇫🇷 Lou Jeanmonnot pose avec son petit globe de la mass start
Lisa Vittozzi soulève le gros globe de cristal
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L’éclosion de nouveaux biathlètes
Si les noms cités plus haut sont connus depuis un moment du grand public, d’autres ont été découverts grâce à leurs superbes résultats. Certains étaient attendus et ont confirmé cette saison. C’est le cas de l’Italien Tommaso Giacomel. S’il comptait déjà un podium en Coupe du monde, il n’avait pas confirmé derrière. Or, cette saison, le biathlète de 23 ans a explosé. Deux podiums individuels, et une 8ème place au classement général, empochant au passage le globe du meilleur jeune (-25 ans). S’il manque encore de régularité, nul doute qu’il faudra désormais compter sur lui.
La Suissesse Lena Haecki-Gross s’est, elle aussi, révélée au plus haut niveau. Cinq podiums, deux victoires, une 6ème place au général. À 28 ans, elle réalise une saison splendide en jouant devant sur quasiment toutes les courses. Il y a aussi eu la Française Gilonne Guigonnat. Montée sur le circuit Coupe du monde après de beaux résultats en IBU Cup, la Tricolore a su montrer qu’elle savait jouait avec les meilleures biathlètes du monde. Après avoir tourné autour du podium, elle a brillamment remporté sa première médaille individuelle lors de la toute dernière course, terminant 3ème de la mass start de Canmore, avec, s’il vous plaît, le 20/20.
Mais on peut encore citer Janina Hettich-Walz qui glane une médaille mondiale. Anna Gandler, la jeune autrichienne qui, certes, n’est montée sur aucun podium, réalise une dernière partie de saison formidable, avec quatre cérémonies des fleurs en cinq courses. Beaucoup de nouveaux visages qui laissent présager une belle bataille pour les podiums la saison prochaine

On a moins aimé
L’écrasante domination norvégienne chez les hommes
Si les résultats des Françaises sont exceptionnels, ceux des Norvégiens sont encore deux crans au-dessus. Et malheureusement, cela a pu gâcher la compétition, tant ils n’ont laissé que des miettes à leurs adversaires.
Sur 25 courses individuelles, 19 ont été gagnées par des Norvégiens. Encore plus impressionnant, au classement général, les cinq premiers sont norvégiens. Le 7ème aussi, seul Émilien Jacquelin réussit à se faufiler entre les Norges (6ème), après une belle remontée sur la tournée nord-américaine.
Bien sûr, il ne faut pas sous-estimer ces performances, mais il est vrai que pour le suspense, cette domination n’est pas favorable. D’autant plus que l’interdiction du fluor était censée réduire les écarts de niveau entre les différentes nations, selon l’IBU.
Le site des Mondiaux
Loin d’être un mauvais circuit de biathlon, le site de Nove Mesto (République Tchèque) n’a tout de même pas ravi les fans de biathlon. Et pour cause, les conditions de neige, enfin plutôt l’absence de neige, auront gâché un peu la fête. Certains se sont même inquiétés lorsque le parcours n’était toujours pas tracé à deux jours du début des Mondiaux. Il faut dire que le choix de se rendre sur un site à seulement 600 m d’altitude, alors que les conditions climatiques mondiales n’ont jamais été aussi brûlantes, n’était pas le plus logique.
Et pour ne rien arranger, la météo a décidé d’être capricieuse, vent et pluie se sont mêlés à une neige de mauvaise qualité. Une qualité de neige qui a obligé les techniciens à redoubler d’effort pour offrir la meilleure glisse possible à leurs athlètes.
La neige grande absente des Mondiaux de biathlon à Nove Mesto
Ces derniers jours, les camions et les tractopelles se sont multipliés pour couvrir la piste des Mondiaux de biathlon 2024, qui démarrent ce mercredi (en direct sur @lachainelequipe). https://t.co/RcD4QFA6k2 pic.twitter.com/FSMb1Tg4ke
— L’ÉQUIPE (@lequipe) February 7, 2024
L’équipe de France masculine à la peine
La saison des biathlètes français a été bien plus compliquée que leurs homologues féminines. Six podiums, et une seule victoire (la première d’Éric Perrot). Certaines nations rêveraient d’obtenir ces résultats sur une saison, mais pour l’équipe de France, c’est trop peu. Surtout quand ils nous ont habitués à du grandiose. Si Jacquelin et Perrot ont sauvé leur saison dans les dernières semaines, pour les autres, l’hiver fut plus difficile.
De son côté, Quentin Fillon Maillet n’a jamais trouvé les clés pour retrouver son niveau qui lui avait permis d’emporter le gros globe il y a deux saisons. Heureusement, une médaille de bronze mondiale lors de la mass-start lui permet de ne pas rentrer bredouille. Mais une chose est sûre, les résultats sont loin de ses attentes. Encore plus difficile pour Fabien Claude, qui, décidément, ne réussit pas à se placer parmi les plus grands. Aucun podium, mais surtout, des temps de ski en chute libre. Il est plusieurs fois passé proche du podium, mais il y a toujours eu une balle de trop dehors.
Antonin Guigonnat et Oscar Lombardot n’ont pas brillé davantage et sont allés au moins une fois en IBU Cup. Il ne faut cependant pas oublier la belle réaction de Guigonnat lors des Championnats d’Europe, avec, entre autres, le titre de champion d’Europe du sprint.



Bernard Puy
26 mars 2024 à 11h02
superbes résultats surtout chez les féminines.
il faut savoir que ça peut changer l année prochaine vu la qualité des athlètes en présence.
il faudra se souvenir de leurs exploits et éviter les critiques agressives à leur égard.
en tout cas ce sport est désormais au sommet…..grâce à tous ces athlètes toutes nations confondues.