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Coupe du monde de biathlon

Biathlon 2024-2025 : Le carnet de notes des Bleues

Louka Lesueur

Publié le

Biathlon 2024-2025 Le carnet de notes des Bleues
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2024/2025 – Alors que la saison vient de se terminer avec le sacre de Franziska Preuss, l’heure de tirer des bilans a sonné. Revenons sur l’hiver des biathlètes françaises, en les évaluant chacune leur tour. 

Elles avaient déjà brillé la saison passée, elles ont réitéré cet hiver. Et en faisant encore mieux. Vingt-sept podiums dont 13 victoires, cinq petits globes et des Mondiaux étincelants, c’est le résumé des performances des Bleues. Le plus fort, c’est qu’il n’y pas qu’une Tricolore qui a brillé, mais bien l’ensemble de l’équipe. C’est pourquoi nous vous proposons d’analyser leur saison, en les passant au crible, une à une.

Lou Jeanmonnot : 9/10

Deuxième du général en passant tout proche de l’emporter, 10 podiums individuels dont huit victoires, une médaille de bronze et le titre sur le relais féminin et mixte lors des Mondiaux, ainsi que les globes de la poursuite et de l’individuel, Lou Jeanmonnot a vécu une saison somptueuse. En remportant la 1ère course individuelle de la saison, la Doubiste annonçait la couleur, elle venait pour tout rafler, et elle y est presque parvenue.

Parce qu’il y a toujours du négatif, même dans un bilan aussi positif, il est vrai que la Tricolore est un peu passée à côté de ses Mondiaux sur le plan individuel, avec une seule médaille, en bronze, sur l’individuel. Et désolé de raviver ce dimanche douloureux, mais son échec à l’obtention du gros globe sur l’ultime course de la saison, vient noircir une saison absolument folle pour elle. Néanmoins, si le négatif, c’est une seule médaille mondiale et une deuxième place au général, c’est dire à quel point Lou Jeanmonnot est devenue une grande dame du biathlon et désormais la leader incontestée des Bleues.

Cet hiver, Lou Jeanmonnot a fait rêver les Français, le gros globe attendra encore un peu, pourquoi pas la saison prochaine, durant laquelle elle pourra également briller lors des Jeux Olympiques.

Julia Simon : 8/10

Troisième du général, six podiums dont deux victoires, et des Mondiaux magnifiques avec l’or sur l’individuel, le relais mixte, mixte simple et féminin, Julia Simon a de nouveau proposé une saison XXL. La Française a répondu présent quand il le fallait, notamment lors des Mondiaux, et a continué d’enrichir son énorme palmarès. Avec ses performances, elle a beaucoup contribué au gain du globe de la Coupe des Nations.

Cependant, la lauréate du gros globe il y a deux ans, a connu une baisse dans toutes ses statistiques. Sur les spatules, elle a peiné toute la saison et a dû se battre avec ses armes. Derrière la carabine, 85% de réussite « seulement » et des craquantes trop fréquentes, particulièrement sur le tir debout, avec jusqu’à quatre erreurs sur le même tir. Dommage pour une tireuse de son rang, capable d’effectuer des tirs supersoniques, avec bien plus de réussite.





Océane Michelon : 8/10

Cinquième du général, un podium individuel, une médaille mondiale avec l’argent sur la mass start, le globe des moins de 23 ans et tout ça pour sa première saison en Coupe du monde, ceci est le bilan impressionnant d’Océane Michelon. Elle a éclaboussé de son talent le circuit Coupe du monde. Vainqueur du gros globe de l’IBU Cup la saison passée, la Savoyarde ne s’attendait certainement pas à vivre une saison pareille pour son premier hiver dans l’élite du biathlon mondial.

Du négatif, il est dur d’en trouver, peut-être des statistiques de tir (86% de réussite) encore trop justes. Mais pour sa première saison en Coupe du monde, c’est surtout une immense promesse pour la suite.

Jeanne Richard : 7,5/10

Sixième du général, 1er podium en Coupe du monde et une régularité incroyable pour une première saison complète sur le circuit principal, Jeanne Richard, à l’image de Michelon, a apporté un vent de fraîcheur et de talent sur la planète biathlon. À 22 ans, la Haut-Savoyarde a impressionné derrière la carabine, avec 90% de réussite (95% sur le couché), et en allant se frotter aux meilleures, dès les premières courses, avec une attitude de championne. Dans la lutte au petit globe des moins de 23 ans, elle l’a cédé sur la dernière course à Océane Michelon. C’est sur les skis que la Française a légèrement péché, et sur ce domaine qu’elle devra encore progresser.

Justine Braisaz-Bouchet : 7/10

Huitième du général, deux podiums et une victoire, Justine Braisaz-Bouchet a aussi raflé le titre mondial du sprint et du relais féminin, ainsi que le bronze sur la poursuite. Malheureusement, la Savoyarde a été trop irrégulière, comme elle l’a globalement été tout le long de sa carrière. Seulement 77% de réussite face aux cibles, un résultat qui a trop souvent plombé son niveau à skis, toujours aussi stratosphérique.

Plusieurs fois, on a vu la biathlète des Saisies voler sur la piste, reprenant jusqu’à 35 secondes en un tour, avant de commettre des fautes derrière la carabine. Néanmoins, il faut souligner le sursaut sur les Mondiaux, après un début de saison en demi-teinte.

Sophie Chauveau : 5/10

Elle a payé au prix fort concurrence tricolore en perdant sa place de titulaire en équipe A et a passé une grande partie de la saison en IBU Cup après des résultats insuffisants : Sophie Chauveau a quelque peu déçu cette saison. Auteur d’un podium du côté d’Hochfilzen (Autriche), Chauveau a ensuite manqué son rendez-vous à domicile, du côté du Grand-Bornand, et a été reléguée sur le circuit inférieur.

Très efficace sur les tirs couchés (94%), elle a totalement perdu ses repères sur les debout avec 69% de réussite. Un pourcentage bien trop bas, d’autant plus que la forme n’était pas grandiose non plus sur les spatules. Une chose est sûre, la Française va devoir batailler pour retrouver sa place en équipe A et espérer une sélection olympique.

On n’oubliera pas de parler de Paula Botet, qui a remporté une magnifique victoire sur le sprint d’Oberhof (Allemagne) avant de subir la grosse concurrence française et de redescendre en IBU Cup. Ou encore de Camille Bened, vainqueur du gros globe de l’IBU Cup et passée proche d’un podium sur le dernier week-end de Coupe du monde (3 Top 20 dont deux Top 15).

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