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JO Paris 2024

JO 2024 : Le renouveau de la natation française après l’échec à Tokyo

Paul Lalevee

Publié le

JO 2024 Le renouveau de la natation française après l'échec à Tokyo
Photo Icon Sport

JO PARIS 2024 – La natation française peut-elle renaître de ses cendres dans le bassin de Paris La Défense Arena ? Portée par Léon Marchand et le porte-drapeau Florent Manaudou, l’équipe de France a en tout cas les capacités de battre le record de Londres (7 médailles), afin d’effacer l’échec de Tokyo en 2021 (une seule médaille).

La natation olympique française peut-elle renaître de ses cendres après le fiasco de Tokyo ? Les dernières années laissent croire à un avenir doré. Budapest en 2022 (8 médailles) et Fukuoka en 2023 (6 médailles dont 4 en or) ont vu apparaître un phénomène : Léon Marchand. Considéré comme l’un des tout meilleurs nageurs du monde, le Toulousain est bien évidemment le fer de lance de l’équipe France, composé de 30 nageurs. Et ce sont bien ces 30 nageurs qui pourraient briller dans la piscine de Paris La Défense Arena et devant 15 000 spectateurs acquis à leur cause. Tour d’horizon des principales chances françaises pour ces épreuves (27 juillet-4 août).

  • Léon Marchand

Florent Manaudou dit de lui qu’« Il deviendra le plus grand nageur français de l’histoire ». À seulement 22 ans, Léon Marchand n’a que peu d’égal sur la planète natation. Après ses premiers Jeux à Tokyo où il était loin d’être celui qu’il est aujourd’hui, le Toulousain arrive à Paris avec le statut de favori sur plusieurs courses. Et avec la volonté de remporter plusieurs médailles. Plusieurs médailles du plus beau métal, l’or. Engagé sur 4 courses individuelles (et 1 relais normalement), le nageur des Dauphins du TOEC a toutes les cartes pour ramener 2 ou 3 médailles d’or au contingent français. Et il serait même décevant de ne pas le voir sur la plus haute marche du podium pendant cette olympiade, à la vue de ces performances depuis deux ans.

  • Florent Manaudou

Pour ses 4e Jeux Olympiques, Florent Manaudou ne sera pas que le leader de l’équipe de France de natation. Vendredi, lors de la cérémonie d’ouverture sur la scène, accompagné de Mélina Robert-Michon, Florent Manaudou portera la drapeau français. Très impressionnant lors des championnats de France à Chartres, l’homme de 33 ans visera un 4e podium olympique consécutif sur 50 mètres nage libre, là où toute sa puissance et son quasi double-mètre (1,99 m) parle le mieux. Il sera aussi le « grand frère », de ses mots, de l’ensemble du Team France.

  • Maxime Grousset

C’est le nouveau visage du sprint français. Il a éclos lors de l’intermède handball de Florent Manaudou. Maxime Grousset est aligné sur la distance supérieure, le 100 mètres nage libre. Il en est le 5e meilleur performeur cette saison et tentera de concurrencer les Américains, mais surtout le Roumain David Popovici. Il participera également au 100 mètres papillon. L’an dernier, aux championnats du monde de Fukuoka, il s’était emparé du titre de champion de monde en réalisant le 5e chrono de l’histoire. Il aura donc l’étiquette de favori sur cette course qui promet une explosion dans le bassin et dans les tribunes.

  • Les relais

Il est impossible de parler de la natation française sans évoquer les relais. L’âge d’or du quatuor du 4 x 100 m nage libre semble passé. Mais avec l’arrivée de Léon Marchand, un autre relais pourrait bien briguer la plus haute marche du podium. Le 4 x 100 m 4 nages a tout pour concurrencer le relais américain, largement favori. Chez les filles, l’affaire semble encore plus compliquée. Mais, à domicile, tout reste possible.





Marie Wattel, Mélanie Henique, Charlotte Bonnet ou encore Anastasiia Kirpichnikova. Ce sont les quatre françaises qui pourraient briller sur cette parenthèse parisienne. Mais alors que la dernière nommée alterne entre le très bon et certaines périodes plus décevantes, rien ne permet d’envisager sereinement une médaille olympique. Pour ses 4e et derniers JO, Charlotte Bonnet aura à cœur de briller, à domicile, après un échec douloureux à Tokyo. À 29 ans, elle rêve d’une nouvelle médaille, alors que sa seule date de 2012, à Londres (médaillée de bronze sur le relais). Devenue une nageuse polyvalente, elle visera le 200 m 4 nages à Paris.

Marie Wattel a vécu un début d’année 2024 compliqué, mais vise une médaille sur le 100 m papillon. Elle avait été vice-championne du monde de la discipline à Budapest en 2022. Mélanie Henique n’aura qu’une seule cartouche. Spécialiste du 50 m papillon (distance non olympique), la nageuse de 31 ans ne pourra s’aligner que sur le 50 m nage libre, à la fin du programme de natation (séries et demi-finales le 3 août, finale le 4). Mais elle ne compte pas s’arrêter là. De ses aveux, Paris ne signe pas la fin de sa carrière.

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