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Que deviennent les anciens joueurs français de NBA ? #1 : Tony Parker

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

NBA – Cette saison, 12 Français foulent les parquets de la NBA, ce qui constitue un record. Pour en arriver à un tel chiffre, il a fallu que certains montrent le chemin. Les 12 Tricolores de la grande ligue marchent aujourd’hui dans les pas d’une génération plus ancienne. Tony Parker figure évidemment à la tête de celle-ci. Le Français le plus titré de NBA, qui a pris sa retraite il y a deux ans maintenant, est tout aussi actif dans son après-carrière. Retour sur les multiples activités qui l’animent aujourd’hui.

Carrière NBA

Statistiques :

  • 18 saisons
  • 19 473 points (15.5 de moyenne)
  • 3 396 rebonds (2.7 de moyenne)
  • 7 036 passes (5.6 de moyenne)
  • 49% au tir, 32% de loin et 75% aux lancers-francs

Palmarès : 

  • 17 campagnes de playoffs
  • 4 titres de champion (2003, 2005, 2007 et 2014)
  • MVP des finales en 2007
  • 6 sélections au All-Star Game
  • 4 sélections dans les All-NBA Teams
  • 8 fois joueur de la semaine, 1 fois joueur du mois

Tony Parker est le Français avec le plus gros palmarès de l’histoire en NBA. Il est le seul qui a eu plusieurs titres de champion, le seul avec tant de récompenses individuelles, celui qui a le plus marqué, le plus fait de passes décisives… Son rôle dans la dynastie des Spurs, qui a dominé la ligue pendant si longtemps, est primordial puisqu’il en était le meneur titulaire. Aux côtés de Tim Duncan et Manu Ginobili, il forme un des trios qui a le plus gagné dans l’histoire. La carrière de TP et son palmarès ont de quoi faire rougir un bon nombre d’Américains.

Pour les Français, il a tout simplement servi d’exemple. En 2001, il n’est que le troisième tricolore de l’histoire à se faire drafter dans la ligue américaine (après Tariq Abdul-Wahad et Jérôme Moïso). Très vite, il s’impose comme titulaire dans son équipe et commence à apporter une réelle contribution. Le reste appartient à l’histoire. Le natif de Bruges a été un pionnier pour toute une génération de Français. Au début des années 2000, les Européens n’avaient pas une grosse cote aux États-Unis (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui). Lui a montré que l’aventure américaine était possible. En NBA comme en Équipe de France, il a servi de mentor pour la plupart des nombreux Français qui peuplent aujourd’hui la ligue américaine.

Ce jusqu’en juin 2019, lorsqu’il a pris sa retraite après 18 saisons bien remplies. Alors aux Hornets aux côtés de son grand ami Nicolas Batum, il a décidé de ne pas honorer la dernière année de son contrat, pour se retirer des parquets. Le début d’une nouvelle carrière pour lui.

L’ASVEL

C’est la principale reconversion de Tony Parker aujourd’hui. L’histoire entre l’ex-international et le club lyonnais remonte à 2009. À ce moment-là, TP décide d’investir dans un autre club français après une première expérience ratée au Paris Basket Racing. Il choisit l’ASVEL, et devient actionnaire du club à hauteur de 10%. Son ambition est déjà d’en faire un grand club européen dans le futur. Deux ans plus tard, en fin d’année 2011, la NBA connaît une pause (un « lock-out »), puisque joueurs et propriétaires n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les négociations salariales. Les joueurs, en quête de temps de jeu pour garder la forme, partent jouer à travers le monde. TP, comme beaucoup d’autres Français, rentre dans l’hexagone et plus particulièrement à l’ASVEL, où il joue pendant 2 mois.

C’est en 2014 que le rôle de Parker à l’ASVEL prend une nouvelle dimension, puisqu’il devient actionnaire majoritaire et président du club. Alors qu’il est encore dans son prime en NBA, le meneur des Spurs prépare déjà son avenir après le basket. « Je me suis préparé très tôt à l’après-carrière. Pour moi, c’était une suite logique. […] J’ai encore tellement de choses que je peux apporter au basket, et au basket français particulièrement. », précise-t-il dans une interview à First Team. Depuis la montée en grade de TP, tout se concrétise à l’ASVEL. Trois championnats français remportés et une place permanente obtenue en Euroleague, un rapprochement avec l’Olympique Lyonnais de football





Aujourd’hui, le travail de Parker est en train de porter ses fruits. L’ASVEL est en train de devenir un club important au niveau européen. Leur impressionnant début de saison en Euroleague en est la preuve. «J’avais envie de faire un projet unique, différent. C’est ce que j’ai dit dès le début quand j’ai repris l’ASVEL. J’avais envie de redonner au basket français, qui n’est pas reconnu à sa juste valeur en France selon moi. C’est à nous, les anciens joueurs, de redonner et d’investir pour fédérer autour de gros projets. […] »  Ce qui n’empêche que la mission de Parker ne sera remplie que lorsque l’ASVEL règnera sur le basket européen. Sa mentalité de gagnant et son palmarès lui empêchent de viser moins que ça. « Le but, c’est d’amener l’ASVEL au Final Four [carré final de l’Euroleague]. »

Tony Parker Academy

C’est en parallèle de son rôle à l’ASVEL que Tony Parker a monté sa propre académie de jeunes basketteurs, la Tony Parker Academy. Celle-ci est en effet située à Lyon, à deux pas de l’ex-stade Gerland. Beaucoup de basketteurs se rendent disponibles pour former des jeunes dans des camps à leur nom, qui se tiennent plus ou moins régulièrement. TP est lui allé plus loin en proposant une formation à l’année. À la manière des académies de tennis, les jeunes académiciens sont logés, nourris, et suivent un programme sport-études qui leur assure un avenir. L’e-sport, le basket ou encore la musique sont proposés dans la formation.

L’ex-international français apprécie s’occuper des jeunes et leur transmettre son expérience. C’est aussi pour ça qu’il se voit plus dans un front office plutôt que coach. « J’aime bien garder un œil sur le terrain, scouter, trouver les jeunes de demain et aider les dirigeants à prendre des décisions […] Être coach, c’est au quotidien, être sur le terrain, faire tous les voyages… ça ne m’intéresse pas. Je préfère garder la liberté de choisir mon emploi du temps. » avait-il confié à First Team.

Équitation

C’est une occupation d’après-carrière pour le moins inattendue de la part de TP. L’année dernière, le quadruple champion NBA a décidé d’investir du temps et de l’argent… dans les courses hippiques. En décembre dernier, il a en effet créé sa propre écurie nommée « Infinity Nine Horses ». Il suit avec assiduité les courses de ses chevaux et communique dessus sur ses réseaux sociaux. Certains anciens basketteurs ont choisi le golf, lui a choisi l’hippisme.

Dans cette lubie des courses hippiques, il a rejoint de nombreux autres sportifs français comme Charles Leclerc, Antoine Griezmann ou encore son grand ami Nicolas Batum. Récemment, TP a d’ailleurs été nommé ambassadeur de France Galop et d’Equidia, afin de promouvoir la discipline auprès du public français. « Je n’ai pas juste envie d’être un investisseur, il y en a déjà plein. Je veux juste essayer de rendre les courses plus populaires, plus accessibles et les faire connaitre ! » a-t-il expliqué à l’AFP.

En dehors de ces trois principales occupations, TP a démultiplié ses investissements et ses passions depuis la fin de sa carrière. Il a monté un restaurant, racheté une station de ski, fait des essais à la télévision, à la radio, dans les jeux vidéos, dans la musique, et s’est même mis au poker. Les conseils de deux légendes de la NBA, Magic Johnson et Michael Jordan, l’ont beaucoup aidé pour diversifier ses investissements post-retraite sportive. Il est aujourd’hui un des sportifs français qui a le plus réussi pendant et après sa carrière. La prochaine étape pourrait être le rachat ou un poste de dirigeant dans une franchise NBA.

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