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NBA – Le bilan des Français lors de la Summer League 2022

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

NBA Summer League 2022 – C’est la traditionnelle période de l’année qui permet aux jeunes, draftés ou non, de se montrer auprès des franchises. La Summer League, débutée le 7 juillet dernier, s’est terminée dimanche. Les Français engagés, dont les 4 rookies draftés le mois dernier, ont connu des destins bien différents.

La Summer League 2022 s’est conclue dimanche par le titre des Portland TrailBlazers face aux New York Knicks. Dans ces deux équipes, aucun Français. Et pourtant, ils étaient nombreux à concourir sur les parquets de Las Vegas. 11 exactement, répartis dans 10 équipes différentes. Parmi eux, seulement deux sont sous contrat pour la saison prochaine : Killian Hayes (Detroit Pistons) et Ousmane Dieng (OKC Thunder).

Cette Summer League avait donc moins d’enjeu pour eux. Ils n’ont d’ailleurs pas disputé les derniers matchs de leur équipe. Pour le reste, cette compétition était primordiale. Une sorte d’entretien d’embauche, dans lequel ils ont carte blanche afin de montrer ce dont ils sont capables. Et certains l’ont mieux fait que d’autres.

Ils ont été convaincants et sont en course pour un contrat NBA

Juhann Begarin vient de connaître sa deuxième Summer League. L’été dernier, tout juste drafté par les Celtics, il avait paru hésitant sur le parquet. Cette année, il est revenu plein de confiance après une saison prolifique en Betclic Élite avec le Paris Basketball. Il a profité de la Summer League pour saisir sa chance à 100%. Il a compilé 18.2 points, 5.6 rebonds, 2.4 passes et 1.8 interceptions de moyenne.

Au scoring, il a triplé ses chiffres de 2021 et finit dans le Top 12 de la compétition. Son agressivité vers le panier a été impressionnante, avec certains dunks qui ont marqué les esprits. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour convaincre les Celtics de lui accorder un contrat. Cependant, son jeu comporte encore des déchets, qu’il devra gommer en travaillant (il n’a que 19 ans). À voir si cela se fera en NBA, ou pour une dernière année en Europe.

Parmi les 4 rookies français draftés le mois dernier, deux ont brillé. Ismael Kamagate a semblé plus prêt que jamais à intégrer la NBA. Il a imposé sa grosse présence physique dans la raquette, en étant une force de dissuasion en défense et une cible facile pour les lobs en attaque. Il termine avec 5.4 points, 5.0 rebonds et 1.2 contre à 80% au tir, en 19 minutes de moyenne. Malheureusement, les Nuggets ont déjà leur roster complet et ont distribué leur deux contrats two-way. Des changements d’effectif sont nécessaires pour éviter à Kamagate un retour en Europe pour une dernière saison.

Moussa Diabate, lui, n’a joué que deux matchs avant de se blesser, mais a convaincu le boss des Clippers Lawrence Frank, qui admire « son énergie contagieuse », ainsi que « son gros moteur et sa très bonne agilité sur le parquet.» Il s’est aussi projeté sur son rôle : « on va l’utiliser comme un « rim-runner » dynamique et construire à partir de là. » Un bon signe pour le Français, qui pourrait décrocher un des deux contrats two-way des Clippers, qui manquent d’intérieurs.

Enfin, Olivier Sarr a lui aussi montré de belles choses avec les Suns. Il a compilé 8.0 points, 8.0 rebonds et 1.7 contre en 14 minutes de moyenne. En ajoutant sa vingtaine de bons matchs NBA la saison dernière avec les Grizzlies, il a de solides arguments pour décrocher un contrat quelque part en NBA. Son profil de pivot offensif et shooteur peut intéresser des franchises.

Leur production a été insuffisante ou ils ont eu peu de chances de s’exprimer

Plusieurs autres Français ont participé à cette Summer League, mais sans se distinguer. C’est le cas des deux frenchies des Hawks : l’ex-Wizard Joël Ayayi et le MVP du championnat turc Alpha Kaba. Ils ont tout deux tutoyé les 5 points de moyenne, dans une équipe qui a eu du mal collectivement. Il est peu probable qu’ils décrochent un contrat pour la saison.

Le constat est similaire pour Yves Pons. Une fois sorti du collectif rodé des Grizzlies, il a eu du mal à s’imposer chez les Nets. Il n’a joué que 20 minutes étalées sur trois matchs, et n’a marqué en tout que 5 points. Sylvain Francisco, mis à l’essai par les Bucks, a lui aussi eu très peu de temps de jeu pour s’exprimer.

Reste enfin le cas Hugo Besson. Drafté en dernière position par les Bucks, l’ancien de Saint-Quentin a très peu joué sur cette Summer League. Alors que l’autre rookie drafté de l’équipe – Marjon Beauchamp – a joué 27 minutes de moyenne comme titulaire, Besson n’en a disputé que 11, et depuis le banc. Il n’a même pas joué le premier match, sans raison apparente. Peu de rookies draftés ont joué aussi peu que lui sur cette Summer League. Ainsi, sur les rares minutes où il était sur le parquet, il a montré un clair manque de repères. Ses stats au tir ont été faméliques (19%), et il a eu des difficultés en défense.

Si le plan des Bucks était depuis le début de le renvoyer à l’étranger la saison prochaine, il reste étrange de l’avoir si peu testé sur la compétition. À titre de comparaison, Juhann Begarin avait joué deux fois plus en 2021, et était titulaire. Besson devrait donc revenir en Europe la saison prochaine. Les Metropolitans de Boulogne-Levallois sont sur le dossier.

Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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