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Coupe du monde de football

Les Tops et les Flops de la Coupe du monde de football 2022

Sophie Clapier

Publié le

Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2022 – Oui, oui, l’Argentine a été sacrée championne du monde. Oui, c’est ce qu’on retiendra principalement de ce Mondial, car on ne retient souvent que les vainqueurs. Mais peut-être pas cette année. Non, après tout ce qu’il s’est passé, impossible de ne se souvenir que de ce titre. Retour sur quelques belles surprises du tournoi, les mauvaises aussi. Flashback sur ce qui a été bien fait lors de ce Mondial, et sur ce qui a un peu moins fonctionné également.

Les Tops

  • Les surprises de la phase de groupe

En dehors de l’émotion apportée par l’équipe nationale, ce qu’on aime dans une grande compétition, ce sont les surprises qu’elle peut apporter. Et tout a commencé dès la première journée lorsque l’Arabie Saoudite a vaincu l’Argentine pour son entrée en lice. L’exploit d’Hervé Renard et de ses hommes était tel que le roi Mohammed ben Salmane a proclamé que le lendemain de la victoire soit férié. Aujourd’hui nous pourrions dire : l’Arabie Saoudite a vaincu les champions du monde. Dit comme ça…

Les Japonais, survoltés, ont ensuite retourné dans le dernier quart d’heure une rencontre semble-t-il acquise à l’Allemagne pour le premier coup de tonnerre du groupe E. Les Allemands ne passeront pas les poules, c’est le second coup de tonnerre, mais on en reparle plus bas. Tout comme on reparlera de la Belgique, battue par un éblouissant Maroc sur le score de 2 à 0 lors de la deuxième journée.

Pour terminer avec les surprises, il faut savoir féliciter ses adversaires. Un grand bravo donc également à la Tunisie qui gagnait pour la première fois de son histoire son duel face à l’équipe de France et lui imposait également sa première défaite en Coupe du monde depuis juillet 2014 et le quart contre l’Allemagne. Une victoire avec un léger goût amer pourtant. Car malheureusement l’exploit en parallèle des Australiens face au Danemark coûtait la qualification aux Aigles de Carthage.

C’était la dernière édition d’un Mondial à 32 participants avant le passage à 48 en 2026. Avec 16 équipes supplémentaires soyons positifs, nous aurons le droit à notre lot de surprises.

  • Le Maroc

Impossible de ne pas citer les Marocains dans les tops de ce Mondial. Premiers de leur groupe en battant notamment la Belgique, ils ont ensuite éliminé les Espagnols dans un huitième de finale historique pour le pays. Pour la première fois en quarts, le Maroc, héroïque, s’offrait ensuite le Portugal et devenait la première nation africaine à se hisser dans le carré final de la Coupe du monde. Pas étonnant donc de voir le maillot de l’équipe nationale en rupture pendant la compétition. La défaite face aux Bleus n’effacera pas le magnifique parcours des hommes de Walid Regragui. De leur état d’esprit, leur envie, leur technique et leur défense, certaines équipes feraient bien de s’inspirer. Grâce à cette épopée, les Marocains vont bondir de la 22ème à la 11ème place au classement FIFA. Effectivement, les Lions de l’Atlas portent bien leur nom.





  • L’équipe de France

Alors oui, la défaite pour le trophée reste encore en travers de la gorge. Mais avec du recul et au vu des blessés avant la compétition, si on nous avait promis une finale nous aurions signé tout de suite. Ces Bleus nous ont fait rêver jusqu’au bout, et nombre d’entre eux ont atteint un palier supplémentaire sous le maillot tricolore.

Hugo Lloris est devenu le joueur le plus capé et compte maintenant 145 sélections devant les 142 de Lilian Thuram. Antoine Griezmann quant à lui est dorénavant meilleur passeur avec 28 caviars distillés à ses coéquipiers, prenant la tête du classement devant un certain Thierry Henry. Et Olivier Giroud, *cœur avec les doigts*… Après avoir surpassé Titi en inscrivant un 52ème but contre la Pologne, il est monté à 53 face aux Three Lions, sur une passe décisive de Grizou, évidemment.

Malgré l’accueil des supporters à la Concorde -vous aussi vous pensiez qu’on avait gagné ?- Kylian Mbappé a conservé un visage fermé jusqu’au moment de rentrer à l’hôtel. Et pour cause, son triplé historique en finale n’aura pas été suffisant pour permettre aux siens de soulever la coupe pour la seconde fois consécutive. Mais allô ! Un triplé en finale. Un triplé. En finale ! Seul Geoff Hurst avait réussi cette performance, en 1966. Reparti avec le Soulier d’or décerné au meilleur buteur de la compétition (8) mais non rassasié, Mbappé va être bien remonté pour l’Euro 2024 et bien revanchard au Mondial 2026, on prend !

La fièvre bleue, malgré la défaite en finale, ce lundi soir Place de la Concorde à Paris

La fièvre bleue, malgré la défaite en finale, ce lundi soir Place de la Concorde à Paris


Les Flops

  • Le Qatar

Pays organisateur de la Coupe du monde, le Qatar a été mis a mal bien avant le coup d’envoi du match d’ouverture. Avec l’annonce de plusieurs stars du foot et de multiples supporters de boycotter cette Coupe du monde, l’ambiance ne s’annonçait pas vraiment au beau fixe. Et elle ne l’a pas vraiment été. Dans un pays loin d’être un pays de football et avec plusieurs restrictions pour l’occasion, l’effervescence n’était pas toujours présente aux alentours des stades, ni à l’intérieur, ces derniers étaient souvent peu remplis. Il faut dire que les spectateurs qataris n’ont pas pu donner de la voix pour le pays hôte très longtemps. Déjà éliminé après deux journées, avec trois défaites lors des matches de poule et un 0 pointé, le Qatar termine bon dernier de son Mondial…

Malgré le spectacle sur le terrain, en tribunes, l'ambiance a souvent été décevante

Malgré le spectacle sur le terrain, en tribunes, l’ambiance a souvent été décevante – Photo Icon Sport

  • L’arbitrage

C’est de bonne guerre de critiquer l’arbitrage après une défaite. Et la VAR ne peut rien y changer. Car quand même, il y a des limites ! Outre le but refusé à Griezmann après le match contre la Tunisie, les réclamations ont été nombreuses auprès de la FIFA et pas uniquement de la part de l’équipe de France, le Maroc en déposant une après la demi-finale. Les Canadiens vous diront qu’ils ont été lésés contre la Belgique lors du match de groupe, les Diables Rouges verront ça autrement. Les Espagnols (et les Allemands) clameront toujours haut et fort que le ballon était entièrement sorti, les Japonais contesteront pour un petit millimètre. Les Croates s’indigneront sur le penalty accordé aux Argentins à la demi-heure de jeu en demi-finale, l’Argentine ne bronchera pas. Bref, il y en aura toujours un pour contredire l’autre, c’est pourquoi il y a tant de débats. Vous pourriez bien ne pas être d’accord avec votre meilleur ami sur la finale Argentine-France, de toute façon, vous ne pourrez rien changer au résultat.

  • L’Allemagne, la Belgique et le Brésil

L’Allemagne n’y arrive plus. Déjà sortis prématurément lors du Mondial 2018 en Russie, les Allemands ont réitéré leur piètre performance dans une poule pourtant largement à leur portée. Un échec initial contre le Japon, un nul contre l’Espagne et cette dernière ne leur sauvera même pas les fesses sur le troisième match. Effectivement, grâce à leur victoire contre la Corée du Sud, les champions du monde 2014 pouvaient espérer passer si les Espagnols battaient le Japon. Que nenni, c’est le fameux débat du ballon. Dehors ou pas, l’Allemagne sortait, elle, une fois de plus, avant les phases finales.

Que dire de la Belgique ? Favoris de leur groupe composé de la Croatie, du Maroc et du Canada, les Diables Rouges occupent une place de rang au classement des désillusions. Les demi-finalistes 2018 avaient pourtant leur destin entre les mains lors du dernier match de poule mais ont vendangé leurs occasions, jetant également leur qualification aux oubliettes. Entre les tensions en interne, les joueurs qui ne croient même pas en leur équipe -coucou Kevin De Bruyne– et le manque de résultat, les Belges sont très tôt rentrés à la maison, perdant également leur sélectionneur. Et si le Maroc grimpe au classement FIFA, la Belgique sort quant à elle du top 3.

Eux, ils avaient tout prévu. Une petite danse pour chacun des dix premiers buts et peut-être même une célébration particulière pour la finale, nul ne saura. Présentés comme favoris de la compétition, sans doute certains d’aller décrocher une sixième étoile, les Brésiliens ont rapidement déchanté lors du quart de finale face aux Croates. Ce n’est pas Neymar qui dira le contraire. Lui qui avait ouvert la marque dans les prolongations, persuadé d’offrir la qualification aux siens, n’allait même pas se présenter devant Livakovic lors de la séance de tirs au but, le gardien croate ayant déjà fait le travail. A vouloir être le héros, il s’est fait avoir comme un pigeon. L’avantage ? Il connaît déjà la chorégraphie. Tremblement de terre au Brésil après cette sortie par la petite porte, Tite n’y a pas échappé non plus et a quitté la tête de la Seleção. Les internautes n’attendaient que l’élimination brésilienne pour s’en donner à cœur-joie.

Rendez-vous dans quatre ans pour de nouvelles aventures, de nouveaux exploits, de nouvelles émotions. A moins que les compétitions précédentes ne nous en apportent autant…

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